Splash
Splash
Jun 29, 2020
Une économie du care peut-elle émerger ?
30 min

L’attention à autrui et le soin n’ont pas pour habitude d’occuper le centre de la scène politique et économique. Pourtant, la crise sanitaire que nous venons de traverser a permis de révéler l’importance capitale d’un secteur pour notre société : le care


Infirmières, femmes de ménage, femmes au foyer, aides à domiciles… La plupart du temps, ce sont des femmes qui prennent en charge ces tâches difficiles. Pourtant, elles sont bien peu rémunérées par rapport à l’utilité qu’elles ont pour le collectif. Si la société repose sur ce secteur, une économie du care peut-elle émerger ? Valoriser économiquement l’attention à autrui, est-ce compatible avec la rationalité de notre système économique ? Hôpitaux publics, écologie, féminisme... Au delà des choix économiques, c’est la question de la valeur du care pour notre société qui est posée, que des choix politiques devront décider. 


Pour ce dernier épisode de la saison, Laureen Melka a carte blanche. Elle s’entoure cette semaine de l’économiste Emmanuel Petit (L'Économie du Care, PUF, 2013), de Mireille Chiroleu Assouline, professeure associé à l’école d’économie de Paris et spécialiste de l’économie de l’environnement ainsi que d’Anne-Laure Delatte, économiste au CEPII. 


_____________________________

Cet épisode est rendu possible par Tediber, la marque française en ligne de literie et produits pour le sommeil. 

En ce moment, tentez de remporter un incroyable matelas en jouant sur Tediber.com/Splash

_____________________________


Sources documentaires : 


Carol Gilligan, In a different voice : Psychological Theory and Women's Development, Harvard University Press, 1982.

Sylvie Perdriolle, Carol Gilligan et l’éthique du care, Livre coordonné par Vanessa Nurock, Editions PUF, 2010 Par Sylvie Perdriolle

Emmanuel Petit, L’économie du care. Presses Universitaires de France, « Care studies », 2013.

François-Xavier Schweyer, « L’hôpital, une transformation sous contrainte. Hôpital et hospitaliers », Revue française des affaires sociales, 2006. 

Jean-Paul Domin, « Réformer l’hôpital comme une entreprise. Les errements de trente ans de politique hospitalière (1983-2013) », Revue de la régulation, 2015.

Panorama de la santé 2017 « Les indicateurs de l’OCDE » : www.oecd.org/fr/sante/panorama-de-la-sante-19991320.htm

Julien Bouissou, « Une récession brutale devrait frapper la France en 2020», Le Monde, 10 juin 2020.

Thierry Fabre, « Des économistes évaluent le choc du coronavirus jusqu’à 10% du PIB », Challenge, 18 mars 2020. 

Jean Jouzel, Michel Badré, Conseil économique, social et environnemental « Accord de Paris et neutralité carbone en 2050 : comment respecter les engagements de la France ? », mars 2020 : www.lecese.fr/travaux-publies/accord-de-paris-et-neutralite-carbone-en-2050-comment-respecter-les-engagements-de-la-franceCommuniqué de presse ONU, « Il faut réduire les émissions mondiales de 7,6 % par an au cours de la prochaine décennie pour atteindre l’objectif de 1,5°C fixé à Paris », 26 novembre 2019.

Antonio Guterres, neuvième Secrétaire général de l’ONU, “Une crise humaine qui fait appel à notre solidarité”de l’ONU, 20 mars 2020. 

Alexandra Leistner, « Féminisme : des allemandes présentent la facture de leur travail domestique pendant le confinement », Euronews 14 mai 2020. 

Delphine Roy, « Le travail domestique : 60 milliards d’heures en 2010 », division Redistribution et politiques sociales, Insee.

Tribune au Monde, « Confinement et numérique : « Taire les risques que nous faisons prendre à nos enfants n’est pas tolérable », 6 juin 2020.

Communiqué de presse ONU, « Deux milliards de personnes de plus sur la Terre en 2050 », 17 juin 2019.

Max Weber, Essais sur la théorie de la science, 1922. 

Pierre Cahuc et Thomas Zylberberg, Le négationnisme économique. Et comment s’en débarrasser, Flammarion,  2017. 

Thomas Porcher, Traité d’économie hérétique. En finir avec le discours dominant, Fayard, 2018. 

Bassem Hassan, Alexandra Auffret, « Oui à la controverse scientifique, non à la polémique », The Conversation, 5 avril 2018. 

Patrick Criqui, Sébastien Treyer, « Penser l’après : La reconstruction plutôt que la reprise » The Conversation 24 avril 2020.

Tiphaine de Rocquigny, “Penser l’économie de demain avec Philippe Aghion”, Entendez-vous l’éco ?, France culture, 24 avril 2020. 


Spla$h est une émission d’Etienne Tabbagh produite par Nouvelles Écoutes, écrit et animé par Laureen Melka. Cet épisode est réalisé et produit par Marine Raut. Mixé par Laurie Galligani. Générique : Aurore Mayer-Mahieu


Poire et Cahuètes
Poire et Cahuètes
Slate.fr
«Hold-Up», complotisme: l'impuissance des médias
Dans cet épisode de Poire et Cahuètes, on va parler complot mondial, Bill Gates qui tire les ficelles du Covid et vaccins destinés à tous nous espionner... On va vous parler de Hold-Up, ce film qui se présente comme un documentaire et qui prétend nous révéler la vérité sur le Covid-19. Mais on va surtout se demander pourquoi les médias traditionnels ont tant de mal à contrer ce type de théorie du complot. C'est une histoire de désamour, de quête de sens et de perte de confiance. Dans cet épisode de Poire et Cahuètes, on vous recommande de lire la tribune du philosophe Éric Sadin dans Marianne, «Hold-Up: “Ce qui est à l'œuvre, c'est l'expression d'une scission, qui, depuis longtemps, germe dans la société”» et l'interview de Nicolas Lebourg dans Temps présents. On parle aussi de la série The Loudest Voice, consacrée au parcours de Roger Ailes, le fondateur de Fox News. Poire et Cahuètes est animé par Hélène Decommer, rédactrice en chef de Slate.fr et Jean-Laurent Cassely, journaliste, chroniqueur à Slate et essayiste. Si vous avez aimé cet épisode de Poire et Cahuètes, n'hésitez pas à nous donner la note maximale sur iTunes et ailleurs, et à parler de ce podcast autour de vous. Vos remarques et commentaires sont les bienvenus sur nos réseaux sociaux. Suivez-nous sur Instagram et Facebook. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez aussi le Slate Podcast Club sur Facebook. Musique: «Candelabra (Saeptem imPeC cut)», Latashá
25 min
Les couilles sur la table
Les couilles sur la table
Binge Audio
Congé paternité, le miracle ?
Pour que les hommes s’investissent davantage dans la parentalité et pour que le travail parental cesse d’être injustement réparti, la volonté des pères ne suffit pas. Il faut aussi que collectivement, on puisse garantir aux parents d’avoir le temps et l’argent nécessaires pour s’occuper de leurs enfants : cette mission revient à l’État, aux politiques publiques. Alors que l’allongement du congé paternité à 28 jours, dont 7 jours obligatoires, vient d’être adopté, Victoire Tuaillon reçoit l’économiste Hélène Périvier. Ensemble, elles imaginent le congé de paternité idéal, en décortiquant les dispositifs actuels et les mesures possibles. Quels sont les différents types de congés parentaux ? De quels leviers les politiques publiques disposent-elles pour inciter les pères à plus s’occuper de leurs enfants ? Comment rendre le congé de paternité efficace, pour qu’il encourage à l’égalité entre femmes et hommes ? Quelles leçons peut-on tirer de ce qui a été mis en place dans des pays voisins ? RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉMISSION  Retrouvez toutes les références sur https://www.binge.audio/ OEUVRE D’ART RECOMMANDÉE PAR L’INVITÉE Hélène Périvier recommande l’opéra Les Noces de Figaro de Mozart, sur un livre de Lorenzo da Ponte. Cette réécriture du Mariage de Figaro de Beaumarchais met, selon l’invitée, l’accent sur des questions de genre, et sur la place des femmes et des hommes dans la société. CRÉDITS   Les couilles sur la table est un podcast de Victoire Tuaillon produit par Binge Audio. Cet entretien a été enregistré le 14 septembre 2020 à l’OFCE. Prise de son : Victoire Tuaillon. Réalisation et mixage : Solène Moulin. Générique : Théo Boulenger. Chargée de production : Camille Regache. Chargée d’édition : Naomi Titti. Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
51 min
Programme B
Programme B
Binge Audio
Mytho(s) | 4/4
Episode 4 | Vie et mort par procuration Garnett Spears, durant les 5 ans qu’il a vécu, a surtout connu la maladie, les hôpitaux, les faux espoirs et les rechutes. Un univers bâti en réalité de toute pièce par Lacey, sa propre mère. Les menteur·se·s, quoi qu’on en pense, ont quelque chose de fascinant. Leurs dérives, la façon improbable qu’ils·elles ont de prospérer sur leurs affabulations, toujours à deux doigts de se faire pincer, dans un mélange d’inconscience et de danger permanent, ne cesse d’interroger.  Si, malheureusement pour celles et ceux qui les croisent, les cotôyent, les aiment parfois, ils·elles finissent souvent par voir leurs inventions se fracasser sur la réalité, ils·elles livrent rarement la totalité de leurs mystères. Et parfois, leurs mensonges les conduisent jusqu’à l’irréparable.  Thomas Rozec raconte, dans ce hors-série, les destins de quatre mythos patentés. CRÉDITS Programme B est un podcast de Binge Audio présenté par Thomas Rozec. Cet épisode a été produit en novembre 2020. Réalisation : Geoffrey Puig. Production et édition : Lorraine Besse. Générique : François Clos et Thibault Lefranc. Identité sonore Binge Audio : Jean-Benoît Dunckel (musique) et Bonnie El Bokeili (voix). Identité graphique : Sébastien Brothier et Thomas Steffen (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
20 min
Kiffe ta race
Kiffe ta race
Binge Audio
#56 - Antilles empoisonnées : le scandale du chlordécone
En Guadeloupe et en Martinique, 9 personnes sur 10 sont contaminées par le chlordécone, pesticide utilisé pendant plus de 40 ans dans les bananeraies. Présentée comme un remède miracle contre les nuisibles par la science agronomique, cette molécule a provoqué une crise environnementale et sanitaire sans précédent sur ces territoires. Malgré son interdiction française en 1990, le chlordécone fut utilisé jusqu’en 1993 aux Antilles, voire au-delà, avec la complaisance des agences sanitaires et des filières de l’agro-alimentaire.  Qu’est-ce que ce scandale environnemental révèle des conflits sociaux, raciaux et économiques aux Antilles françaises ? Quelle place occupe l’État dans cette crise sanitaire ? Comment les victimes combattent-elles ce mal invisible ?  Rokhaya Diallo et Grace Ly reçoivent Jessica Oublié, scénariste du roman graphique Tropiques Toxiques (2020, Steinkis). L’invitée relie le scandale du chlordécone aux luttes de pouvoir issues d’un héritage colonial encore prégnant. RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉPISODE Retrouvez toutes les références sur https://www.binge.audio/ CRÉDITS  Kiffe ta race est un podcast de Binge Audio animé par Rokhaya Diallo et Grace Ly. Réalisation : Adel Ittel El Madani. Générique : Shkyd. Chargée de production : Camille Regache. Chargée d’édition : Naomi Titti. Identité graphique : Manon Louvard (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
43 min
Slate.fr
Slate.fr
Slate.fr
«Hold-Up», complotisme: l'impuissance des médias
Dans cet épisode de Poire et Cahuètes, on va parler complot mondial, Bill Gates qui tire les ficelles du Covid et vaccins destinés à tous nous espionner... On va vous parler de Hold-Up, ce film qui se présente comme un documentaire et qui prétend nous révéler la vérité sur le Covid-19. Mais on va surtout se demander pourquoi les médias traditionnels ont tant de mal à contrer ce type de théorie du complot. C'est une histoire de désamour, de quête de sens et de perte de confiance. Dans cet épisode de Poire et Cahuètes, on vous recommande de lire la tribune du philosophe Éric Sadin dans Marianne, «Hold-Up: “Ce qui est à l'œuvre, c'est l'expression d'une scission, qui, depuis longtemps, germe dans la société”» et l'interview de Nicolas Lebourg dans Temps présents. On parle aussi de la série The Loudest Voice, consacrée au parcours de Roger Ailes, le fondateur de Fox News. Poire et Cahuètes est animé par Hélène Decommer, rédactrice en chef de Slate.fr et Jean-Laurent Cassely, journaliste, chroniqueur à Slate et essayiste. Si vous avez aimé cet épisode de Poire et Cahuètes, n'hésitez pas à nous donner la note maximale sur iTunes et ailleurs, et à parler de ce podcast autour de vous. Vos remarques et commentaires sont les bienvenus sur nos réseaux sociaux. Suivez-nous sur Instagram et Facebook. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez aussi le Slate Podcast Club sur Facebook. Musique: «Candelabra (Saeptem imPeC cut)», Latashá
24 min
Vlan!
Vlan!
Gregory Pouy
#152 Comprendre les rouages du complotisme avec Marie Peltier
Marie Peltier est une chercheuse, historienne mais elle est surtout une experte de la question du complotisme.  Avec 2 livres à son actif sur ce sujet, "l'ère du complotisme: la maladie d'une société fracturée" et "Obsession: dans les coulisses du complotisme". Le complotisme n'est pas un phénomène nouveau, il date de la fin du 18ème siècle mais il fait une résurgence depuis l'entrée des années 2000 et en particulier avec les attentats du 11 septembre 2001. Nous sommes toujours tenté de comprendre le "comment" répondre au complotisme mais ce qui est importe avant tout c'est le pourquoi il s'installe.  Savoir le décrire, comprendre comment il fonctionne et comment on en arrive à un documentaire comme "hold-up" que tant de français semblent apprécier. L'épisode ne se concentre pas sur ce documentaire mais nous en parlons évidemment. Il s'agit de comprendre que le complotisme est avant tout une posture qui donne de la légitimité à des sentiments de peur, de colère ou encore de frustration. Et la réalité est que, selon Marie Peltier, nous avons tous en nous une base de questionnement qui permet au complotisme de proliférer. L'erreur serait de vouloir discréditer voire de ridiculiser les auteurs ou les personnes qui croient à ces thèses, tout au contraire, il est nécessaire d'apporter une réponse politique ferme. C'est de tout cela dont nous parlons avec Marie dans ces 50 minutes passionnantes. C'est essentiel de comprendre pourquoi le compl
50 min
Le goût de M
Le goût de M
Le Monde
#24 Joann Sfar
Le Goût de M est désormais réservé aux abonnés du Monde à partir de l'offre intégrale.  Ecoutez cet épisode en intégralité sur https://www.lemonde.fr/podcasts/ ou dans l'application mobile Le Monde. Si vous n'êtes pas encore abonné, rendez-vous sur https://abo.lemonde.fr/goutdem pour bénéficier de -50% la première année pour la souscription d'un abonnement Intégrale à partager avec la personne de votre choix. Joann Sfar est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son album « La Chanson de Renart » et de son film « Petit Vampire ». Le dessinateur et cinéaste a répondu depuis la librairie Gallimard, boulevard Raspail à Paris, aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Un lieu symbolique pour celui qui a « fait ses humanités » à la Sorbonne à Nice, une librairie tenue par le père d'un de ses amis, et qui se dit « armé contre les extrêmes parce qu'étudiant, je les ai lus avec passion ». Marqué très jeune par la mort de sa mère, Joann Sfar raconte avoir vécu « l'enfance la plus heureuse du monde », lui qui aimait pourtant laisser couler ses larmes : « Je me mettais derrière un miroir, je disais “Oh le pauvre petit orphelin et je me faisais pleurer” », explique-t-il. Il se rappelle sa grand-mère mangeant du crabe en cachette (« C'est forcément casher parce que c'est bon ») ; son père avocat devenu notable, séducteur macho, marrant et dur, qui « d'un coup a dû s'inventer une âme maternelle » ; son grand-père, rescapé de la Shoah, aux « 300 milliards de maîtresses », dont une mère et sa fille allemandes, qui lui expliquait : « L'antisémitisme s'arrête aux portes des chambres d'hôtel. » Une galerie de personnages haut en couleurs qui nourrissent ses œuvres habitées par la question de ce que l'on « peut faire avec le vide ». Ses drôles de monstres qu'il laisse aller dans le réel. « J'ai besoin de fonder mon imaginaire sur un terroir. » La littérature et le cinéma sont deux autres sources importantes d'inspiration pour le dessinateur qui a eu sa « première relation sexuelle devant Rambo 3 » et qui sorti de l'adolescence a adoré Sylvester Stallone, Jackie Chan ou Chuck Norris. « En faisant des BD, j'avais l'impression d'être spectateur de cinéma », glisse celui qui, enfant, se plaisait à dessiner des singes et des chevaux. Il cite pour compagnon Chagall et William Steig, les livres d'Alexandre Dumas, Frédéric Dard ou Arthur Conan Doyle ou encore Hugo Pratt à qui il voue une profonde admiration. Récemment, il se dit particulièrement marqué par le film « Une fille facile » de Rebecca Zlotowski. Passionné de philosophie, il défend une fiction empreinte de chaleur, de gourmandise, de passion, à l'image des films de Fellini. Cinéma populaire de son enfance. Et loue notre façon de nous nourrir, de boire, notre rapport à la sensualité, forte de sa liberté : « On ne se rend pas compte à quel point les Français sont hautement éduqués pour ce qui touche à l'art de vivre, confie-t-il. Pour moi, c'est un apprentissage de la délicatesse. » Une approche de la vie qui le porte davantage du côté de François Hollande, ce « personnage à la Sempé qui a une conscience aiguë des limites du pouvoir politique en France », plutôt que d'Emmanuel Macron. « Les gens qui le haïssent le plus, ce sont les monarchistes, ce qui imaginent qu'il a vraiment le pouvoir. » Si Joann Sfar a retenu quelque chose du judaïsme, c'est la défiance des idolâtries. Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment...   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
4 min
Travail (en cours)
Travail (en cours)
Louie Media
Engagées, responsables, bienveillantes : qu'attendons-nous de nos entreprises ?
Aujourd’hui, les entreprises ne sont plus perçues simplement comme un lieu de production de richesse économique. On s’attend aussi à ce qu’elles soient des lieux de production de richesse sociale : des espaces de bienveillance et de solidarité. Ces nouvelles attentes ont changé la relation entre l’entreprise, les citoyens et l’Etat. Et en cette période de crise sanitaire où les vulnérabilités sont exacerbées, cette relation est mise en tension.  Dans ce nouvel épisode de Travail (en cours), Hélaine Lefrançois s’est entretenue longuement avec Tanguy Châtel. Il est sociologue, spécialiste des vulnérabilités au travail. Il a cofondé le Cercle Vulnérabilités et Société, qui est un groupe de réflexion qui étudie comment les vulnérabilités peuvent devenir un levier économique et social. Il explique que depuis les années 1970 et la sortie des Trentes Glorieuses, nous nous sommes “rapprochés de l’évidence de notre vulnérabilité”. Une exigence que les entreprises prennent en compte nos vulnérabilités a émergé : nos vulnérabilités individuelles, comme la maladie chronique, le handicap, le deuil, mais aussi nos vulnérabilités collectives, comme la crise écologique. L’entreprise a une responsabilité de plus en plus grande, vis-à-vis de ses salariés, mais aussi du reste de la société : “L’entreprise devient le haut lieu de l’invention du monde de demain. Il y a un rôle politique qui incombe désormais à l'entreprise”, explique Tanguy Châtel.  “Je sais qu'il y a des entreprises qui se disent que le Covid actuellement est une opportunité pour revenir à des méthodes à l'ancienne parce que l'emploi va devenir plus rare, mais je crois que c'est un calcul à très court terme et qui va se trouver en divorce par rapport à une conscience collective”, estime Tanguy Châtel.  Pour le sociologue, les vulnérabilités, quand elles sont bien prises en compte, peuvent être un facteur de richesse pour l’entreprise. A titre d’exemple, il travaille actuellement sur un projet pour valoriser en entreprise les compétences acquises par les salariés qui sont aussi aidants familiaux.  Travail (en cours) est un podcast de Louie Media. Présentatrice : Camille Maestracci. Journaliste : Hélaine Lefrançois. Louise Hemmerlé est chargée de production. Cet épisode a été monté et réalisé par Cyril Marchan. La musique est de Jean Thévenin et le mix a été fait par Olivier Bodin. Marion Girard est responsable de production, et Maureen Wilson responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est à la direction des productions et Charlotte Pudlowski à la direction éditoriale.    See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
30 min
C'est ça l'Amérique
C'est ça l'Amérique
LA CROIX - Bayard Presse
En a-t-on vraiment fini avec Donald Trump ? – Interview de Claire Messud
Le podcast de LA CROIX sur l'Amérique de Donald Trump. En partenariat avec le programme Alliance–Columbia et French Morning. Si Joe Biden a gagné l’élection présidentielle américaine, Donald Trump a tout de même obtenu plus de 70 millions de voix. L’ère Trump, craint la romancière Claire Messud, n’est sans doute pas terminée. L’auteure de plusieurs romans à succès livre dans ce podcast sa vision des États-Unis et du rêve américain. ► Résumé de l’épisode : L’ère Trump touche-t-elle à son terme ou ne fait-elle que commencer ? Déclaré vainqueur de la présidentielle, samedi 7 novembre, Joe Biden doit être formellement investi à la tête des États-Unis le 20 janvier. L’équipe de campagne de Donald Trump cherche à contester les résultats provisoires de l’élection, mais peu de juristes considèrent que ses requêtes aboutiront. La performance des deux candidats a déjà été largement décortiquée, mais que dit-elle de l’état du pays aujourd’hui, en particulier le score très élevé obtenu par Donald Trump (plus de 70 millions de voix) ? Pour le dernier épisode de C’est ça l’Amérique, le correspondant de La Croix à New York Alexis Buisson a posé la question à l’écrivaine Claire Messud. Auteure de plusieurs romans à succès (Les Enfants de l’empereur, La Femme d’En Haut, La Fille qui brûle…), elle livre son regard de femme, d’Américaine et de "citoyenne du monde", sur cette élection pas comme les autres. ► À lire aussi sur le site et l'application du quotidien La Croix : ANALYSE – Aux États-Unis, le "trumpisme" survivra avec ou sans Trump LES FAITS – Présidentielle américaine : le pape François a félicité Joe Biden GRAND FORMAT – Broadway, 50 km et autant de visages du rêve américain CHRONIQUE – Les fissures de l’Empire ► Autres sujets et personnalités reçues dans "C’est ça l’Amérique" : Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie ; Joel Benenson, stratège des campagnes de Barack Obama et d’Hillary Clinton ; Raphaël Liogier, sociologue et philosophe ; Benjamin Haddad, membre du think tank Atlantic Council ; Célia Belin, chercheuse à la Brookings Institution ; Claude Grunitzky, journaliste fondateur de la plateforme média True Africa ; Roger Cohen, éditorialiste au New York Times ; Charlotte Thomas-Hebert, doctorante à la Sorbonne ; Bernard Harcourt, professeur de droit à l’université Columbia. ► Retrouvez sur le site de La Croix notre dossier spécial Élection présidentielle américaine 2020. CREDITS : Responsable éditorial : Christophe de Galzain. Interview, prise de son et montage : Alexis Buisson. Suivi de production : Célestine Albert-Steward. Création musicale et habillage sonore : Emmanuel Viau. Mixage : Stéphane Letur. Voix : Laurence Szabason. Identité graphique : Olivier Balez. Rédaction en chef : Jérôme Chapuis. C'est ça l'Amérique est un podcast original de LA CROIX - septembre 2020. En partenariat avec le programme Alliance – Columbia et ses partenaires (Sciences-Po, Polytechnique, La Sorbonne), et French Morning, le premier web magazine des Français d’Amérique.
20 min
More episodes
Search
Clear search
Close search
Google apps
Main menu