Programme B
Programme B
Oct 19, 2020
Revenu universel, la bonne paye ?
21 min

1200€ par mois, pendant trois ans. C’est ce que recevront 120 volontaires dans le cadre d’une expérimentation allemande sur le revenu universel. Dans l’idée, le revenu universel serait une somme versée par l’Etat, pour tou·te·s, sans conditions de ressources ni obligation de travailler. L’idée n’est pas nouvelle en Europe. En France, Benoît Hamon s’était beaucoup exprimé en sa faveur. 


Dans quelles conditions ce revenu universel pourrait-il se mettre en place ? Est-ce que cela peut changer notre perception du travail ? Et de notre vie quotidienne ?


Thomas Rozec reçoit Nicole Teke, cofondatrice du Collectif pour un Droit au Revenu, et Claude Gamel, professeur d’économie à l’Université d’Aix-Marseille.


CRÉDITS

Programme B est un podcast de Binge Audio présenté par Thomas Rozec. Cet épisode a été produit en octobre 2020. Réalisation : Mathieu Thévenon. Production et édition : Lorraine Besse. Générique : François Clos et Thibault Lefranc. Identité sonore Binge Audio : Jean-Benoît Dunckel (musique) et Bonnie El Bokeili (voix). Identité graphique : Sébastien Brothier et Thomas Steffen (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.

 

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Méta de Choc
Méta de Choc
Elisabeth Feytit
Une vie en anthroposophie, le livre — STREAM ! #1
Lancement du livre “Une vie en anthroposophie — La face cachée des écoles Steiner-Waldorf“, co-écrit par Grégoire Perra et Élisabeth Feytit. Soirée modérée par Richard Monvoisin, didacticien des sciences et spécialiste des théories étranges, auteur de la préface du livre. Lien vers la vidéo sur YouTube : https://youtu.be/gnElM4pJKNo. Lien vers la vidéo sur PeerTube : https://skeptikon.fr/videos/watch/4a486b9a-b4a3-4893-a305-62f6862060ca. Livre disponible sur : https://www.laroutedelasoie-editions.com/notre-catalogue/méta-de-choc/une-vie-en-anthroposophie/. Les écoles Steiner-Waldorf sont souvent présentées comme des lieux d’épanouissement, où l’enfant est pris en compte dans son individualité. Pour le parents en quête d’un cadre éducatif proche de la nature et propice à l’expression de la créativité, elles peuvent sembler un choix idéal. Un ancien élève et professeur Steiner-Waldorf alerte pourtant sur les dangereuses dérives de cette pédagogie et sur ses liens dissimulés avec l’anthroposophie, vaste mouvement où règnent culture du secret et pratiques occultes. TIMECODES 00:00 : Introduction d’Élisabeth Feytit et présentation de Richard Monvoisin. 04:45 : La démarche d’Élisabeth Feytit et sa déconversion. 16:38 : L’attrait des écoles Steiner-Waldorf et de l'anthroposophie. 21:54 : La déconversion de Grégoire Perra et la rencontre avec Élisabeth Feytit. 24:20 : Pratiques et organisation de l’anthroposophie. 28:45 : La démission de Grégoire Perra et le procès de 2011. 32:58 : Les croyances anthroposophiques dans le milieu New Age, bibliographie (JB Meybeck, Renaud Marhic). 39:28 : Questions du tchat : procès en cours, la Miviludes, documentaire sur Jessica Schab, les croyances actuelles d’Élisabeth Feytit et Grégoire Perra. 52:12 : Questions du tchat : les anthroposophes et l’argent, le Domaine des possibles de Françoise Nyssen, Edgar Morin, Pierre Rabhi, les prochains livres de la Collection Méta de Choc. 1:02:26 : Résultat du concours de commentaires pour gagner un livre dédicacé, la doctrine steinerienne. 1:08:18 : Questions du tchat : l’article de Jean-Baptiste Mallet, l’anthroposophie, le Covid et la vaccination, les influences politiques sur l’affaiblissement de la Miviludes, les études sur la déconversion, les universitaires anthroposophes. 1:16:38 : Conclusion. GARANTI SANS PUB Vous pouvez soutenir Méta de Choc en faisant un don sur Tipeee : https://fr.tipeee.com/meta-de-choc RESSOURCES Toutes les références sur le site Méta de Choc : https://www.metadechoc.fr SUIVRE Facebook : https://bit.ly/2yWeVXl Twitter : https://bit.ly/2xpJ5BH Instagram : https://bit.ly/2KPLclt YouTube : https://bit.ly/35jqGmF PeerTube : https://bit.ly/3f5qX1b Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
1 hr 20 min
Les couilles sur la table
Les couilles sur la table
Binge Audio
Congé paternité, le miracle ?
Pour que les hommes s’investissent davantage dans la parentalité et pour que le travail parental cesse d’être injustement réparti, la volonté des pères ne suffit pas. Il faut aussi que collectivement, on puisse garantir aux parents d’avoir le temps et l’argent nécessaires pour s’occuper de leurs enfants : cette mission revient à l’État, aux politiques publiques. Alors que l’allongement du congé paternité à 28 jours, dont 7 jours obligatoires, vient d’être adopté, Victoire Tuaillon reçoit l’économiste Hélène Périvier. Ensemble, elles imaginent le congé de paternité idéal, en décortiquant les dispositifs actuels et les mesures possibles. Quels sont les différents types de congés parentaux ? De quels leviers les politiques publiques disposent-elles pour inciter les pères à plus s’occuper de leurs enfants ? Comment rendre le congé de paternité efficace, pour qu’il encourage à l’égalité entre femmes et hommes ? Quelles leçons peut-on tirer de ce qui a été mis en place dans des pays voisins ? RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉMISSION  Retrouvez toutes les références sur https://www.binge.audio/ OEUVRE D’ART RECOMMANDÉE PAR L’INVITÉE Hélène Périvier recommande l’opéra Les Noces de Figaro de Mozart, sur un livre de Lorenzo da Ponte. Cette réécriture du Mariage de Figaro de Beaumarchais met, selon l’invitée, l’accent sur des questions de genre, et sur la place des femmes et des hommes dans la société. CRÉDITS   Les couilles sur la table est un podcast de Victoire Tuaillon produit par Binge Audio. Cet entretien a été enregistré le 14 septembre 2020 à l’OFCE. Prise de son : Victoire Tuaillon. Réalisation et mixage : Solène Moulin. Générique : Théo Boulenger. Chargée de production : Camille Regache. Chargée d’édition : Naomi Titti. Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
51 min
Kiffe ta race
Kiffe ta race
Binge Audio
#56 - Antilles empoisonnées : le scandale du chlordécone
En Guadeloupe et en Martinique, 9 personnes sur 10 sont contaminées par le chlordécone, pesticide utilisé pendant plus de 40 ans dans les bananeraies. Présentée comme un remède miracle contre les nuisibles par la science agronomique, cette molécule a provoqué une crise environnementale et sanitaire sans précédent sur ces territoires. Malgré son interdiction française en 1990, le chlordécone fut utilisé jusqu’en 1993 aux Antilles, voire au-delà, avec la complaisance des agences sanitaires et des filières de l’agro-alimentaire.  Qu’est-ce que ce scandale environnemental révèle des conflits sociaux, raciaux et économiques aux Antilles françaises ? Quelle place occupe l’État dans cette crise sanitaire ? Comment les victimes combattent-elles ce mal invisible ?  Rokhaya Diallo et Grace Ly reçoivent Jessica Oublié, scénariste du roman graphique Tropiques Toxiques (2020, Steinkis). L’invitée relie le scandale du chlordécone aux luttes de pouvoir issues d’un héritage colonial encore prégnant. RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉPISODE Retrouvez toutes les références sur https://www.binge.audio/ CRÉDITS  Kiffe ta race est un podcast de Binge Audio animé par Rokhaya Diallo et Grace Ly. Réalisation : Adel Ittel El Madani. Générique : Shkyd. Chargée de production : Camille Regache. Chargée d’édition : Naomi Titti. Identité graphique : Manon Louvard (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
43 min
Quoi de Meuf
Quoi de Meuf
Nouvelles Écoutes
#111 - QDM de Poche - La série "The Crown" de Peter Morgan
La saison 4 The Crown, la série qui retrace la vie de la reine Elisabeth II, est sortie  sur Netflix !  Si les avis sont partagés, l’engouement du public semble rester majoritaire.Pourquoi cette série historique provoque-t-elle autant de passion chez son public? Comment s’articulent fiction et réalité dans cette saison? D’ailleurs, est-ce vraiment nécessaire de le savoir? En attendant la saison 5, Clémentine et Anne-Laure démêlent ces questionnements dans ce nouvel épisode court de Quoi de Meuf. Les références entendues dans l’épisode:  The Crown, de Peter Morgan et Stephen Dadldry, Netflix (depuis 2016) The Queen de Stephen frears (2006)  Elisabeth 1ere (1533-1603) fut couronnée reine d’Angleterre en 1558 et occupa ce titre jusqu’à sa mort, en 1603.  Succession est une série de Jesse Armstrong (depuis 0216)  La Favorite, de Yorgos Lanthimos (2019)  Margaret Rose (1930-2002) est la petite soeur de la reine Elisabeth II  Outlander, de Ronald D. Moore ( depuis 2016)  Camilla Parker Bowles, Duchesse de Cornouailles est depuis 2005, l’épouse de Charles, prince de Galles. Edouard VIII (1894-1972) et Wallis simpson (1896-1986): leur relation amoureuse a été jugée scandaleuse.  Killing Eve, de Phoebe Waller-Bridge (depuis 2018) Diana Spencer, dite Lady Di (1961-1997), fut l’épouse (de raison) de Charles, prince de Galles entre 1981 et 1996.  TCA : Troubles de comportements alimentaire  Julie Miller, « Inside The crown’s depiction of princess Diana’s Bulimia », Vanityfair (2020)  La dame de fer, de Phyllida Lloyd, 2012  Margaret Thatcher (1925-2013) est une femme politique britannique, première ministre entre 1979 et 1990.  The X-Files, de Chris Carter (1993-2018) Sex Education, de Laurie Nunn (depuis 2019) The Falls, de Allan Cubitt (2013) Anne-Laure Pineau, « Gillian Anderson est Margaret Thatcher: « à l’époque, il était très inhabituel de voir des femmes leaders » », Les Inrockuptibles (2020)  Marc Roche, « Elisabeth II et Tatcher: « the crown » entre réalité et fiction », Le Point (2020)  Diana in her own words, de Tom Jennings et David Tillman (2017)  The story of Diana, de Rebecca Gitliz (2017) Elizabeth, de Shekhar Kapur (1998) Elizabeth: l’âge d’or, de Shekhar Kapur (2007)  Le discours d’un roi, de Tom Hooper (2011)  Downton Abbey, de Julian Fellowes (2010-2015) Quoi de Meuf est une émission de Nouvelles Ecoutes. Cet épisode est conçu par Clémentine Gallot et présenté par Anne-Laure Pineau. Mixage Laurie Galligani. Générique réalisé par par Aurore Meyer Mahieu. Montage et coordination Ashley Tola
27 min
La Poudre
La Poudre
Nouvelles Écoutes
« Notre Colère sur vos murs » (Documentaire)
Faire bouillir l’eau, la farine, le sucre, prendre son pinceau, tracer, feuille par feuille, les lettres de la mémoire, de la dénonciation, de l’adelphité, de la colère.  Au micro de Lauren Bastide, les colleur·euse·s vous embarquent une nuit à leurs côtés pour explorer les dessous de ce geste qui brandit à la vue de tou·te·s des messages féministes, hautement politiques et militants, comme autant de poings levés. Tay Calenda, photographe accompagnant les colleur·euse·s depuis les tout débuts du mouvement témoigne de ces expéditions (08:08) et de l’importance d’en conserver les traces, tandis que les collages disparaissent, arrachés ou détruits par la pluie. Lily, fondatrice du groupe Collages afroféministes à Marseille, parle de l’importance de la diversité nécessaire de ces messages mais aussi de la stratégie inhérente aux lieux choisis pour coller (16:37). L’action en elle-même est importante : coller, c’est déjà se réapproprier l’espace, comme l’explique Chloé Madesta (23:59) pour qui la ville, synonyme de peur, est devenue un lieu de puissance. Un lieu qui peut rendre hommage également, comme ce fut le cas avec le mémorial créé par les colleur·euse·s de Paris dans la rue Bouvier pour commémorer les victimes de féminicides et les travailleur·euse·s du sexe assassiné·e·s durant la première année d’existence du mouvement (26:00). Un moment fort, comme souvent le sont ces expéditions nocturnes, créant une connexion et une entraide parmi les militant·e·s (28:30). Si cette forme d’action a été initiée par une personne au positionnement marginal et décrié (33:53), déconstruit ici par la chercheuse Karine Espineira (39:25), les colleur·euse·s se sont largement emparé·e·s de l’outil pour faire passer des messages intersectionnels sur tous les murs de France. Même le confinement n’a pas pu éteindre leur élan et Émilie Dupas raconte le passage au virtuel (50:47) pour que jamais l’action ne s’arrête. Elle ne s’arrête d’ailleurs pas non plus aux frontières, et Illana Weizman témoigne de son implantation en Israël (56:02), réadaptée au contexte et aux violences spécifiques qui y touchent les femmes. Force aux colleur·euse·s et longue vie aux collages ! Un merci infini au collectif Collages féministes de Lille pour leur accueil et leur participation. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre !  La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Emerit
1 hr 8 min
Splash
Splash
Nouvelles Écoutes
Une économie du care peut-elle émerger ?
L’attention à autrui et le soin n’ont pas pour habitude d’occuper le centre de la scène politique et économique. Pourtant, la crise sanitaire que nous venons de traverser a permis de révéler l’importance capitale d’un secteur pour notre société : le care.  Infirmières, femmes de ménage, femmes au foyer, aides à domiciles… La plupart du temps, ce sont des femmes qui prennent en charge ces tâches difficiles. Pourtant, elles sont bien peu rémunérées par rapport à l’utilité qu’elles ont pour le collectif. Si la société repose sur ce secteur, une économie du care peut-elle émerger ? Valoriser économiquement l’attention à autrui, est-ce compatible avec la rationalité de notre système économique ? Hôpitaux publics, écologie, féminisme... Au delà des choix économiques, c’est la question de la valeur du care pour notre société qui est posée, que des choix politiques devront décider.  Pour ce dernier épisode de la saison, Laureen Melka a carte blanche. Elle s’entoure cette semaine de l’économiste Emmanuel Petit (L'Économie du Care, PUF, 2013), de Mireille Chiroleu Assouline, professeure associé à l’école d’économie de Paris et spécialiste de l’économie de l’environnement ainsi que d’Anne-Laure Delatte, économiste au CEPII.  _____________________________ Cet épisode est rendu possible par Tediber, la marque française en ligne de literie et produits pour le sommeil.  En ce moment, tentez de remporter un incroyable matelas en jouant sur Tediber.com/Splash _____________________________ Sources documentaires :  Carol Gilligan, In a different voice : Psychological Theory and Women's Development, Harvard University Press, 1982. Sylvie Perdriolle, Carol Gilligan et l’éthique du care, Livre coordonné par Vanessa Nurock, Editions PUF, 2010 Par Sylvie Perdriolle Emmanuel Petit, L’économie du care. Presses Universitaires de France, « Care studies », 2013. François-Xavier Schweyer, « L’hôpital, une transformation sous contrainte. Hôpital et hospitaliers », Revue française des affaires sociales, 2006.  Jean-Paul Domin, « Réformer l’hôpital comme une entreprise. Les errements de trente ans de politique hospitalière (1983-2013) », Revue de la régulation, 2015. Panorama de la santé 2017 « Les indicateurs de l’OCDE » : www.oecd.org/fr/sante/panorama-de-la-sante-19991320.htm Julien Bouissou, « Une récession brutale devrait frapper la France en 2020», Le Monde, 10 juin 2020. Thierry Fabre, « Des économistes évaluent le choc du coronavirus jusqu’à 10% du PIB », Challenge, 18 mars 2020.  Jean Jouzel, Michel Badré, Conseil économique, social et environnemental « Accord de Paris et neutralité carbone en 2050 : comment respecter les engagements de la France ? », mars 2020 : www.lecese.fr/travaux-publies/accord-de-paris-et-neutralite-carbone-en-2050-comment-respecter-les-engagements-de-la-franceCommuniqué de presse ONU, « Il faut réduire les émissions mondiales de 7,6 % par an au cours de la prochaine décennie pour atteindre l’objectif de 1,5°C fixé à Paris », 26 novembre 2019. Antonio Guterres, neuvième Secrétaire général de l’ONU, “Une crise humaine qui fait appel à notre solidarité”de l’ONU, 20 mars 2020.  Alexandra Leistner, « Féminisme : des allemandes présentent la facture de leur travail domestique pendant le confinement », Euronews 14 mai 2020.  Delphine Roy, « Le travail domestique : 60 milliards d’heures en 2010 », division Redistribution et politiques sociales, Insee. Tribune au Monde, « Confinement et numérique : « Taire les risques que nous faisons prendre à nos enfants n’est pas tolérable », 6 juin 2020. Communiqué de presse ONU, « Deux milliards de personnes de plus sur la Terre en 2050 », 17 juin 2019. Max Weber, Essais sur la théorie de la science, 1922.  Pierre Cahuc et Thomas Zylberberg, Le négationnisme économique. Et comment s’en débarrasser, Flammarion,  2017.  Thomas Porcher, Traité d’économie hérétique. En finir avec le discours dominant, Fayard, 2018.  Bassem Hassan, Alexandra Auffret, « Oui à la controverse scientifique, non à la polémique », The Conversation, 5 avril 2018.  Patrick Criqui, Sébastien Treyer, « Penser l’après : La reconstruction plutôt que la reprise » The Conversation 24 avril 2020. Tiphaine de Rocquigny, “Penser l’économie de demain avec Philippe Aghion”, Entendez-vous l’éco ?, France culture, 24 avril 2020.  Spla$h est une émission d’Etienne Tabbagh produite par Nouvelles Écoutes, écrit et animé par Laureen Melka. Cet épisode est réalisé et produit par Marine Raut. Mixé par Laurie Galligani. Générique : Aurore Mayer-Mahieu
30 min
Le goût de M
Le goût de M
Le Monde
#24 Joann Sfar
Le Goût de M est désormais réservé aux abonnés du Monde à partir de l'offre intégrale.  Ecoutez cet épisode en intégralité sur https://www.lemonde.fr/podcasts/ ou dans l'application mobile Le Monde. Si vous n'êtes pas encore abonné, rendez-vous sur https://abo.lemonde.fr/goutdem pour bénéficier de -50% la première année pour la souscription d'un abonnement Intégrale à partager avec la personne de votre choix. Joann Sfar est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son album « La Chanson de Renart » et de son film « Petit Vampire ». Le dessinateur et cinéaste a répondu depuis la librairie Gallimard, boulevard Raspail à Paris, aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Un lieu symbolique pour celui qui a « fait ses humanités » à la Sorbonne à Nice, une librairie tenue par le père d'un de ses amis, et qui se dit « armé contre les extrêmes parce qu'étudiant, je les ai lus avec passion ». Marqué très jeune par la mort de sa mère, Joann Sfar raconte avoir vécu « l'enfance la plus heureuse du monde », lui qui aimait pourtant laisser couler ses larmes : « Je me mettais derrière un miroir, je disais “Oh le pauvre petit orphelin et je me faisais pleurer” », explique-t-il. Il se rappelle sa grand-mère mangeant du crabe en cachette (« C'est forcément casher parce que c'est bon ») ; son père avocat devenu notable, séducteur macho, marrant et dur, qui « d'un coup a dû s'inventer une âme maternelle » ; son grand-père, rescapé de la Shoah, aux « 300 milliards de maîtresses », dont une mère et sa fille allemandes, qui lui expliquait : « L'antisémitisme s'arrête aux portes des chambres d'hôtel. » Une galerie de personnages haut en couleurs qui nourrissent ses œuvres habitées par la question de ce que l'on « peut faire avec le vide ». Ses drôles de monstres qu'il laisse aller dans le réel. « J'ai besoin de fonder mon imaginaire sur un terroir. » La littérature et le cinéma sont deux autres sources importantes d'inspiration pour le dessinateur qui a eu sa « première relation sexuelle devant Rambo 3 » et qui sorti de l'adolescence a adoré Sylvester Stallone, Jackie Chan ou Chuck Norris. « En faisant des BD, j'avais l'impression d'être spectateur de cinéma », glisse celui qui, enfant, se plaisait à dessiner des singes et des chevaux. Il cite pour compagnon Chagall et William Steig, les livres d'Alexandre Dumas, Frédéric Dard ou Arthur Conan Doyle ou encore Hugo Pratt à qui il voue une profonde admiration. Récemment, il se dit particulièrement marqué par le film « Une fille facile » de Rebecca Zlotowski. Passionné de philosophie, il défend une fiction empreinte de chaleur, de gourmandise, de passion, à l'image des films de Fellini. Cinéma populaire de son enfance. Et loue notre façon de nous nourrir, de boire, notre rapport à la sensualité, forte de sa liberté : « On ne se rend pas compte à quel point les Français sont hautement éduqués pour ce qui touche à l'art de vivre, confie-t-il. Pour moi, c'est un apprentissage de la délicatesse. » Une approche de la vie qui le porte davantage du côté de François Hollande, ce « personnage à la Sempé qui a une conscience aiguë des limites du pouvoir politique en France », plutôt que d'Emmanuel Macron. « Les gens qui le haïssent le plus, ce sont les monarchistes, ce qui imaginent qu'il a vraiment le pouvoir. » Si Joann Sfar a retenu quelque chose du judaïsme, c'est la défiance des idolâtries. Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment...   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
4 min
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