Couvre-fête
9 min
Cette semaine, Livo rembobine l'actualité qu'il a loupé pendant son break, et c'est pas joli-joli : assassinat d'un prof, guerres, boycott, pandémie incontrôlable, mises en cause de Diam's (islamo) et de Lavilliers (gauchiste)... Il tente de se réconforter en allant couvrir le couvre-feu par une ballade nocturne et sonore dans la ville renfermée, à la recherche d'une dernière fête avant le reconfinement qui vient...

Chaque mercredi, Dépêche découpe l'actu avec un micro. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer.
Enregistrements : 18, 24, 26, 27 octobre 20 - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Mix : Charlie Marcelet - Production : ARTE Radio
Les couilles sur la table
Les couilles sur la table
Binge Audio
Congé paternité, le miracle ?
Pour que les hommes s’investissent davantage dans la parentalité et pour que le travail parental cesse d’être injustement réparti, la volonté des pères ne suffit pas. Il faut aussi que collectivement, on puisse garantir aux parents d’avoir le temps et l’argent nécessaires pour s’occuper de leurs enfants : cette mission revient à l’État, aux politiques publiques. Alors que l’allongement du congé paternité à 28 jours, dont 7 jours obligatoires, vient d’être adopté, Victoire Tuaillon reçoit l’économiste Hélène Périvier. Ensemble, elles imaginent le congé de paternité idéal, en décortiquant les dispositifs actuels et les mesures possibles. Quels sont les différents types de congés parentaux ? De quels leviers les politiques publiques disposent-elles pour inciter les pères à plus s’occuper de leurs enfants ? Comment rendre le congé de paternité efficace, pour qu’il encourage à l’égalité entre femmes et hommes ? Quelles leçons peut-on tirer de ce qui a été mis en place dans des pays voisins ? RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉMISSION  Retrouvez toutes les références sur https://www.binge.audio/ OEUVRE D’ART RECOMMANDÉE PAR L’INVITÉE Hélène Périvier recommande l’opéra Les Noces de Figaro de Mozart, sur un livre de Lorenzo da Ponte. Cette réécriture du Mariage de Figaro de Beaumarchais met, selon l’invitée, l’accent sur des questions de genre, et sur la place des femmes et des hommes dans la société. CRÉDITS   Les couilles sur la table est un podcast de Victoire Tuaillon produit par Binge Audio. Cet entretien a été enregistré le 14 septembre 2020 à l’OFCE. Prise de son : Victoire Tuaillon. Réalisation et mixage : Solène Moulin. Générique : Théo Boulenger. Chargée de production : Camille Regache. Chargée d’édition : Naomi Titti. Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
51 min
Kiffe ta race
Kiffe ta race
Binge Audio
#56 - Antilles empoisonnées : le scandale du chlordécone
En Guadeloupe et en Martinique, 9 personnes sur 10 sont contaminées par le chlordécone, pesticide utilisé pendant plus de 40 ans dans les bananeraies. Présentée comme un remède miracle contre les nuisibles par la science agronomique, cette molécule a provoqué une crise environnementale et sanitaire sans précédent sur ces territoires. Malgré son interdiction française en 1990, le chlordécone fut utilisé jusqu’en 1993 aux Antilles, voire au-delà, avec la complaisance des agences sanitaires et des filières de l’agro-alimentaire.  Qu’est-ce que ce scandale environnemental révèle des conflits sociaux, raciaux et économiques aux Antilles françaises ? Quelle place occupe l’État dans cette crise sanitaire ? Comment les victimes combattent-elles ce mal invisible ?  Rokhaya Diallo et Grace Ly reçoivent Jessica Oublié, scénariste du roman graphique Tropiques Toxiques (2020, Steinkis). L’invitée relie le scandale du chlordécone aux luttes de pouvoir issues d’un héritage colonial encore prégnant. RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉPISODE Retrouvez toutes les références sur https://www.binge.audio/ CRÉDITS  Kiffe ta race est un podcast de Binge Audio animé par Rokhaya Diallo et Grace Ly. Réalisation : Adel Ittel El Madani. Générique : Shkyd. Chargée de production : Camille Regache. Chargée d’édition : Naomi Titti. Identité graphique : Manon Louvard (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
43 min
Émotions
Émotions
Louie Media
[Emotions à emporter] : Pourquoi avoir une déco à notre image nous fait du bien ?
Cette année, à cause de la pandémie du coronavirus, nous passons beaucoup de temps chez nous. Les deux vagues de confinement nous ont forcé à nous être enfermés dans nos lieux de vie, à les apprécier pour certain.es, à les subir pour d’autres…. Nous avons en effet eu le temps de nous rendre compte des choses qui n’allaient pas chez nous et certain.e.s ont imaginé les meilleures façons d’améliorer leur intérieur, en fonction de leurs moyens, pour pouvoir s’y sentir mieux une fois les confinements terminés. Il n’a donc pas été étonnant de voir les magasins de décoration et d’aménagement intérieur pris d’assaut à la fin du premier confinement et à la veille du second, créant de longues files d’attente devant certaines grandes enseignes. Car tout ce temps passé chez nous nous a fait prendre conscience du rôle important de nos lieux de vie et de l’impact que ces espaces pouvaient avoir sur notre santé mentale quand on était amené à y passer beaucoup de temps. On s’est donc demandé si la décoration et l'ameublement, qui sont souvent perçus comme des disciplines superficielles, étaient plus profondes et importantes pour notre psychisme qu’on aurait pu le croire ? En quoi l’aménagement de notre lieu de vie a-t-il un impact sur notre bien-être et sur notre santé mentale ? À partir de quand a-t-on commencé à accorder de l’importance à nos intérieurs pour s’y sentir bien ? Pour répondre à ces questions, Lucile Rousseau-Garcia a interrogé la sociologue et psychosociologue Perla Serfaty qui a consacré sa carrière à étudier les rapports entre la personne et l'environnement bâti. Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages dont Chez soi, les territoires de l'intimité publié chez Armand Colin, et elle a contribué à l’émergence d’une nouvelle discipline : la psychologie environnementale.  Émotions à emporter est une émission bi-mensuelle, dérivée du podcast Émotions. Dans ce format plus court, nous abordons des questions plus quotidiennes sur notre rapport aux émotions et au monde qui nous entoure. C’est un podcast de Louie Media. Cyrielle Bedu en est présentatrice et la chargée de production, Lucile Rousseau-Garcia a fait cet épisode, Jean-Baptiste Aubonnet s’est occupé de la réalisation et du mixage et Nicolas de Gélis a fait la musique du générique.   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
17 min
Travail (en cours)
Travail (en cours)
Louie Media
Engagées, responsables, bienveillantes : qu'attendons-nous de nos entreprises ?
Aujourd’hui, les entreprises ne sont plus perçues simplement comme un lieu de production de richesse économique. On s’attend aussi à ce qu’elles soient des lieux de production de richesse sociale : des espaces de bienveillance et de solidarité. Ces nouvelles attentes ont changé la relation entre l’entreprise, les citoyens et l’Etat. Et en cette période de crise sanitaire où les vulnérabilités sont exacerbées, cette relation est mise en tension.  Dans ce nouvel épisode de Travail (en cours), Hélaine Lefrançois s’est entretenue longuement avec Tanguy Châtel. Il est sociologue, spécialiste des vulnérabilités au travail. Il a cofondé le Cercle Vulnérabilités et Société, qui est un groupe de réflexion qui étudie comment les vulnérabilités peuvent devenir un levier économique et social. Il explique que depuis les années 1970 et la sortie des Trentes Glorieuses, nous nous sommes “rapprochés de l’évidence de notre vulnérabilité”. Une exigence que les entreprises prennent en compte nos vulnérabilités a émergé : nos vulnérabilités individuelles, comme la maladie chronique, le handicap, le deuil, mais aussi nos vulnérabilités collectives, comme la crise écologique. L’entreprise a une responsabilité de plus en plus grande, vis-à-vis de ses salariés, mais aussi du reste de la société : “L’entreprise devient le haut lieu de l’invention du monde de demain. Il y a un rôle politique qui incombe désormais à l'entreprise”, explique Tanguy Châtel.  “Je sais qu'il y a des entreprises qui se disent que le Covid actuellement est une opportunité pour revenir à des méthodes à l'ancienne parce que l'emploi va devenir plus rare, mais je crois que c'est un calcul à très court terme et qui va se trouver en divorce par rapport à une conscience collective”, estime Tanguy Châtel.  Pour le sociologue, les vulnérabilités, quand elles sont bien prises en compte, peuvent être un facteur de richesse pour l’entreprise. A titre d’exemple, il travaille actuellement sur un projet pour valoriser en entreprise les compétences acquises par les salariés qui sont aussi aidants familiaux.  Travail (en cours) est un podcast de Louie Media. Présentatrice : Camille Maestracci. Journaliste : Hélaine Lefrançois. Louise Hemmerlé est chargée de production. Cet épisode a été monté et réalisé par Cyril Marchan. La musique est de Jean Thévenin et le mix a été fait par Olivier Bodin. Marion Girard est responsable de production, et Maureen Wilson responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est à la direction des productions et Charlotte Pudlowski à la direction éditoriale.    See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
30 min
Le goût de M
Le goût de M
Le Monde
#24 Joann Sfar
Le Goût de M est désormais réservé aux abonnés du Monde à partir de l'offre intégrale.  Ecoutez cet épisode en intégralité sur https://www.lemonde.fr/podcasts/ ou dans l'application mobile Le Monde. Si vous n'êtes pas encore abonné, rendez-vous sur https://abo.lemonde.fr/goutdem pour bénéficier de -50% la première année pour la souscription d'un abonnement Intégrale à partager avec la personne de votre choix. Joann Sfar est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son album « La Chanson de Renart » et de son film « Petit Vampire ». Le dessinateur et cinéaste a répondu depuis la librairie Gallimard, boulevard Raspail à Paris, aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Un lieu symbolique pour celui qui a « fait ses humanités » à la Sorbonne à Nice, une librairie tenue par le père d'un de ses amis, et qui se dit « armé contre les extrêmes parce qu'étudiant, je les ai lus avec passion ». Marqué très jeune par la mort de sa mère, Joann Sfar raconte avoir vécu « l'enfance la plus heureuse du monde », lui qui aimait pourtant laisser couler ses larmes : « Je me mettais derrière un miroir, je disais “Oh le pauvre petit orphelin et je me faisais pleurer” », explique-t-il. Il se rappelle sa grand-mère mangeant du crabe en cachette (« C'est forcément casher parce que c'est bon ») ; son père avocat devenu notable, séducteur macho, marrant et dur, qui « d'un coup a dû s'inventer une âme maternelle » ; son grand-père, rescapé de la Shoah, aux « 300 milliards de maîtresses », dont une mère et sa fille allemandes, qui lui expliquait : « L'antisémitisme s'arrête aux portes des chambres d'hôtel. » Une galerie de personnages haut en couleurs qui nourrissent ses œuvres habitées par la question de ce que l'on « peut faire avec le vide ». Ses drôles de monstres qu'il laisse aller dans le réel. « J'ai besoin de fonder mon imaginaire sur un terroir. » La littérature et le cinéma sont deux autres sources importantes d'inspiration pour le dessinateur qui a eu sa « première relation sexuelle devant Rambo 3 » et qui sorti de l'adolescence a adoré Sylvester Stallone, Jackie Chan ou Chuck Norris. « En faisant des BD, j'avais l'impression d'être spectateur de cinéma », glisse celui qui, enfant, se plaisait à dessiner des singes et des chevaux. Il cite pour compagnon Chagall et William Steig, les livres d'Alexandre Dumas, Frédéric Dard ou Arthur Conan Doyle ou encore Hugo Pratt à qui il voue une profonde admiration. Récemment, il se dit particulièrement marqué par le film « Une fille facile » de Rebecca Zlotowski. Passionné de philosophie, il défend une fiction empreinte de chaleur, de gourmandise, de passion, à l'image des films de Fellini. Cinéma populaire de son enfance. Et loue notre façon de nous nourrir, de boire, notre rapport à la sensualité, forte de sa liberté : « On ne se rend pas compte à quel point les Français sont hautement éduqués pour ce qui touche à l'art de vivre, confie-t-il. Pour moi, c'est un apprentissage de la délicatesse. » Une approche de la vie qui le porte davantage du côté de François Hollande, ce « personnage à la Sempé qui a une conscience aiguë des limites du pouvoir politique en France », plutôt que d'Emmanuel Macron. « Les gens qui le haïssent le plus, ce sont les monarchistes, ce qui imaginent qu'il a vraiment le pouvoir. » Si Joann Sfar a retenu quelque chose du judaïsme, c'est la défiance des idolâtries. Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment...   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
4 min
Je t'emmène en Voyage
Je t'emmène en Voyage
Alex Vizeo
Là où personne n'est jamais allé pour enquêter sur les routes du cachemire, Victor Chevrillon
Pour la première fois internaute, je reçois un aventurier qui nous raconte son récit de voyage sur fond d’enquête. Victor Chevrillon se lance dans une aventure hors du commun et traverse la steppe Mongole pour comprendre les dessous de la (sur)production du cachemire. Cette laine rare et de très grande qualité grâce à ses propriétés, produite par des chèvres qui gambadent dans des kilomètres de steppes. Alors dis comme ça, ça me donne envie d’aller m’acheter une écharpe en cachemire direct! Sauf que je fais partis de cette génération, qui se pose de plus en plus de questions sur la provenance des produits que je consomme. Victor nous décrit dans ce podcast toutes les étapes de la chaîne de production du cachemire au plus près de son origine. Mais qu’en est il des répercussion sur l’écologie? Quelles sont les réelles pratiques de la traite des animaux et leurs conditions de santé? Quel virage prend l’économie mongole avec l'industrie du cachemire? Quels sont les effets non désirés sur l’écosystème de cette surproduction? Victor répond à toutes ces questions et nous raconte comment et pourquoi il a mené cette enquête hors du commun. Allez bonne écoute internaute! Si tu souhaites suivre Victor et acheter son livre: * Instagram : https://www.instagram.com/victorchevrillon/ * Facebook : https://www.facebook.com/victorchevrillonofficiel * Site internet : https://www.victorchevrillon.fr/ * Lien pour acheter le livre : https://www.lalibrairie.com/livres/les-routes-du-cachemire--enquete-sur-une-filiere-cousue-d-or_0-6803298_9791025205020.html UNE PETITE DÉDICACE DU PODCAST DANS TA STORY, c'est le genre de chose qui me fait toujours super plaisir !!....et qui donne du power pour continuer. Au plaisir de les voir et de les partager :) MON BLOG VOYAGE, pour retrouver tous mes conseils & astuces de voyage : https://www.vizeo.net Suis mes aventures sur les réseaux @ALEXVIZEO Linkedin : https://www.linkedin.com/in/alexvizeo Instagram : https://instagram.com/alexvizeo Youtube : https://www.youtube.com/user/vizeoproduction Tik Tok : https://www.tiktok.com/@alexvizeo Facebook : https://www.facebook.com/alexvizeo Twitter : https://twitter.com/alexvizeo Si tu as voyagé après avoir vu mes vidéos (ou si tu prévois de le faire) Laisse ton témoignage sur mon site : https://www.vizeo.net/livre-or-voyage
1 hr 12 min
Le Book Club
Le Book Club
Louie Media
Uèle Lamore : “J’adore me perdre dans des mondes imaginaires”
Uèle Lamore est cheffe d’orchestre. C'est elle qui dirige l’Orchestre Orage, un orchestre français de musiques actuelles. Uèle Lamore est aussi compositrice et arrangeuse pour d’autres artistes et pour le cinéma. Pour chacune de ses créations, elle cherche à raconter "une histoire”. Dans son premier EP Tracks, sorti en septembre 2020, la musicienne retranscrit en mélodie sa propre histoire, au travers de deux villes qu’elle aime particulièrement: Kyoto au Japon et Vitry-sur-Seine en banlieue parisienne.  Dans cet épisode du Book Club, Uèle Lamore nous parle d’un chef-d'œuvre de la littérature fantastique, et de la littérature britannique: Le Hobbit, de J. R. R. Tolkien. Enfant, c’est grâce à ce livre qu’elle apprend à lire et à écrire en anglais, avec l’aide de son père. Sur le moment, l'apprentissage est rude. Ce n’est que quelques années après, en le relisant, qu'elle est transportée par le monde que l'écrivain a inventé. “Il va vraiment de A à Z avec son univers”. Uèle Lamore est fascinée par la minutie avec laquelle J. R. R Tolkien construit ce monde parallèle, dans Le Hobbit d’abord, puis dans sa suite, la trilogie du Seigneur des Anneaux. “Tout est expliqué et explicable”.  L'œuvre de J. R. R. Tolkien permet aussi à Uèle Lamore d’échapper à son quotidien. Durant son enfance et son adolescence, elle est beaucoup moquée pour être une “geek”, une de ces personnes “cheloues qui traînaient entre {elles} et qui faisaient des trucs bizarres avec des cartes”. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. C’est même devenu plutôt “cool” d’avoir des références comme Le Hobbit en poche. Et la cheffe d’orchestre ne peut que s’en réjouir.  Si vous souhaitez en savoir plus sur le métier de cheffe d’orchestre et sur la place des femmes dans ce domaine professionnel encore très masculin, nous vous conseillons de vous rendre sur les sites de l'Association française des orchestres et le Fevis. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé les questions de cette interview à Uèle Lamore. Maud Benakcha a fait le montage de cet épisode. Elle est également à l’édition et à la coordination du podcast. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique.  Ce podcast est également rendu possible grâce à Marion Girard, responsable de productions. Maureen Wilson responsable éditoriale. Mélissa Bounoua directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
22 min
Minute Papillon!
Minute Papillon!
20 Minutes
Sexualité: «le grand tabou» des cancers féminins
Pour notre rendez-vous Tout Sexplique, qui parle d’intimité et de sexualité, on s’entretient avec Isabelle Guyomarch, fondatrice et présidente du laboratoire Ozalys. Cette survivante d’un cancer du sein agressif est l’auteure de Combattante (Cherche-Midi, 17 euros). Un témoignage dans lequel elle raconte la maladie, et notamment « l’un des grands tabous du cancer gynécologique, l’intimité de la femme ». Dans cet entretien audio, Isabelle Guyomarch rappelle tout d’abord « 80 % des cancers du sein sont hormono-dépendants et la prévention de la récidive du cancer passe par la prescription d’un traitement d’hormonothérapie », c’est-à-dire un traitement, le plus souvent médicamenteux, qui consiste à empêcher l’action stimulante des hormones féminines sur les cellules cancéreuses. Traitements et ménopause brutale Or, ces traitements agissent sur la sphère urogénitale, et notamment les muqueuses vulvo-vaginales, qui s’affinent et s’assèchent car elles ne reçoivent plus d’œstrogènes et de progestérone. Traitements et ménopause brutale La conséquence : sans hormones, survient une ménopause brutale, avec des « conséquences parfois lourdes, de l’incontinence urinaire et aux problèmes de sexualité », souligne-t-elle dans cet ouvrage. Ces femmes peuvent connaître des douleurs à la pénétration, quand elles gardent une vie sexuelle. Pour les femmes ménopausées, il existe des traitements hormonaux de substitution, mais ils sont décriés par des spécialistes. La conséquence : « La femme qui souhaite conserver son plaisir le fait avec peur et culpabilité », dénonce-t-elle. « Après avoir lutté pour survivre et parfois perdu une part de notre féminité, nous sommes donc condamnées à l’absence de sexualité épanouie », ajoute Isabelle Guyomarch. Une « condamnation à l’absence de sexualité épanouie » Isabelle Guyomarch milite pour une technique de laser permettant une restauration de la muqueuse vaginale, « une opération qui a sauvé [sa] féminité », affirme-t-elle dans son ouvrage. Dans cet épisode, elle appelle à un remboursement de ce traitement aujourd’hui très coûteux. Car, selon Isabelle Guyomarch, outre le confort sexuel, cette technique de laser vaginal réduit d’éventuelles infections à répétition, l’arrêt des traitements, voire la dépression. A propos de l'hormonothérapie, qui peut être mal supportée, elle affirme que « souvent, la cause de l’arrêt des traitements d’hormonothérapie, c’est une cause gynécologique ». « Je qualifie cela d’enjeu de santé publique [qui va au-delà de la sexualité]. Aider les femmes à supporter [les traitements] et à être observantes, c’est un enjeu de santé publique, et il y a des moyens, alors qu’il n’y avait rien il y a quelques années. » Sexualité, santé publique Alors que les hommes ayant souffert d’un cancer de la prostate se voient prescrire et rembourser du Viagra, Isabelle Guyomarch estime que « pour les femmes… Rien. Il s’agit pour moi d’une injustice fondamentale. Notre sexualité ne se voit pas et notre plaisir est encore tabou ». Dans cette interview, elle déplore :« la recherche sur le plaisir féminin et la sexualité féminine [pour les survivantes de cancer] est réduite à néant ». Elle suppose à propos de cette absence de recherche sur le plaisir féminin. « Il y a un tabou. La sexualité féminine se borne, dans l’esprit général, à une pénétration. Et que si on facilite la pénétration avec un lubrifiant, tout va très bien. Mais cela ne suffit pas. Il faut des traitements bien plus aboutis que de simples lubrifiants, surtout dans ces situations de ménopause intense [engendrée par les traitements contre le...   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
9 min
Quoi de Meuf
Quoi de Meuf
Nouvelles Écoutes
#110 - Allô hosto bobo : quelle place pour les femmes dans la médecine ?
Les femmes pratiquent la médecine depuis la nuit des temps. Encore aujourd’hui, les étudiant-e-s “mobilisé-e-s, les infirmier.e.s, les aides soignant.e.s, les personnel des ehpad sont aujourd’hui majoritairement des femmes. Malgré leur forte présence dans les métiers du care, les corps féminins continuent d’être maltraités et peu considérés dans ce domaine encore plus lorsqu’ils ne sont pas blancs.  En pleine seconde vague du Covid-19, Clémentine et Emeline questionnent la place des femmes dans la médecine.  Les références entendues dans l’épisode : Siham Jibril, Génération XX (podcast) A l’écoute, le magazine hors-série de Génération XX Pierre Bouvier, “En Géorgie, Joe Biden récolte les fruits du travail de terrain de Stacey Abrams”, Le Monde (2020) Wren Sanders, “Unpacking Kamala Harris’s Record on Trans and Sex Work Issues”, Them, Août 2020 “US election 2020: Sarah Mcbride to be first trans state senator”, BBC (2020)  Guillaume Perrodeau, “Marine Martin, lanceuse d’alerte: « je ne pouvais pas me taire »”, Europe 1 (2019) Delphine Bauer, Ariane Puccini, Mauvais traitements: Pourquoi les femmes sont mal soignées (Seuil, 2020) Wassila Belhacine, “Coronavirus: les femmes représentent 5% des experts scientifiques invités dans les médias”, Néon (2020).  Amandine Mathivet, Au turbin!, Regards (podcast) Loïc Le Clerc, “Covid-19: mais où est donc passé le « plan massif » pour l’hôpital promis par Macron?”, Regards (2020).  “Bas les masques!: « à toutes les personnes qui n’en peuvent plus de cette gestion de crise calamiteuse »”, Bastamag (2020).  J. Léonard, Femmes, religion et médecine, Persée Natalie Pigeard-Micault, “Histoire de l’entrée des femmes en médecine”, université de Paris Perles d’Histoire, 1902: Le destin tragique de Typhoid Mary (YouTube)  Siddhesh Joshi, “James Barry (surgeon)”, Alchetron  Aude Lorriaux, “Comment le sexisme s’est solidement ancré dans la médecine française”, Slate (2015) Collectif, “Accès des femmes aux postes hospitalo-universitaires: il est temps de passer à l’action”, Le Monde (2018) Soazig Le Nevé, “Harcèlement sexuel, violences morales: le cauchemar des stages en internes en médecine générale”, Le Monde (2020) Emma Strack, “Distilbène: une troisième génération de victimes”, Allodocteur (2011) Aude Lorriaux, “On apprend encore aux futurs gynécologues à toucher les patientes endormies sans leur consentement”, Slate (2018) Erin Blakemore, “The First Birth Control Pill Used Puerto Rican Women as Guinea Pigs”, History (2019)  Alice Sangouard, “Des soignants noirs pour des patients noirs? L’initiative « Globule Noir » divise le monde médical”, Huffpost (2020) Dorothée Duchemin, “Martin Winckler, bouffeur de médecins”, Slate (2020) Perry Garfinkel, “Television/Radio; As Doctors on TV, Women Still Battle The Old Clichés”, NY times (2002)  Bonnie Banane est une chanteuse française. Elle a sorti son premier album Sexy Planet, le 13 novembre dernier. This Way Up, de Aisling Bea, Canal+ (depuis 2019) Quoi de Meuf est une émission de Nouvelles Écoutes, cet épisode est conçu par Clémentine Gallot et présenté avec Emeline Amétis. Mixage Laurie Galligani. Générique réalisé par Aurore Meyer Mahieu. Montage et coordination Ashley Tola.
57 min
More episodes
Search
Clear search
Close search
Google apps
Main menu