Les leaders et leur solitude - #008 - Saison 1
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La solitude des leaders n'est pas un mythe. C'est une réalité qui peut être un atout.


Je me suis fait la réflexion comme beaucoup, en observant les patrons autour de moi, les managers, que finalement être chef, c'était accepter de faire preuve d'une grande solitude. J'ai pu le constater en observant les leaders autour de moi, et pour moi-même quand j'ai eu l'occasion d'être dans cette posture.

Une solitude intense, permanente, pas forcément la solitude après avoir été abandonné, mais plutôt un silence important autour de soi.

Après réflexion, j'ai pris conscience que cette solitude des leaders, à la fois légendaire et bien réelle, est en fait un réel atout, une capacité immense, une différence qui fait la différence. C'est un levier pour diriger efficacement, à condition de développer un management situationnel adapté, et de faire adhérer son entourage à ce style relationnel qui doit être bien compris.

Tu sauras pourquoi si, depuis la solitude de ton écoute, tu restes jusqu'au bout de ce podcast. Peut-être auras-tu toi aussi une petite révélation, et ressentiras-tu de la joie à l'écoute de cette bonne nouvelle.


J'ai déjà eu l'occasion dans les épisodes précédents de mettre en avant le fait que derrière chaque leader, chaque manager, chaque chef, il y a d'abord un être humain, avec ses doutes, ses émotions, ses besoins. 

Quelqu'un qui doit pouvoir se remettre en question, prendre du recul, questionner ses compétences, et attendre de lui-même ce qu'il attend de ses équipes.

On verra dans cet épisode que les leaders connaissent, et cette fois peut-être plus que leurs congénères, la solitude. Qu'elle soit réelle ou fantasmée. Numériquement, déjà, il n'y a qu'un seul chef. Par définition, le leader est donc seul. Ce n'est pas toujours perçu comme une marque de charisme, mais savoir l'utiliser dénote une belle confiance en soi.

Mais aussi, on verra que cette solitude peut être subie, ou choisie, comme un acte de management véritable, et même devenir un réel atout, voire un outil de travail que le leader doit s'approprier et travailler pour exercer réellement son leadership et donner ce qui est attendu de lui.


Winston Churchill, qui se pose-là en termes de leadership, a dit qu'un Comité, c'est Un groupe de personnes incapables de faire quoi que ce soit par elles-mêmes qui décident collectivement que rien ne peut être fait !

W. Churchill faisait preuve de laedership, mai il avait aussi beaucoup d'humour. Cet exemple montre en creux que le pouvoir, la décision, est un art qui s'exerce en réalité dans la solitude.


On parle souvent du chef dans sa tour d'ivoire, qui vit en vase clos, qui n'écoute pas, n'entend pas, ne voit pas . C'est parfois, trop souvent même, une réalité du chef qui est isolé, voire qui s'isole.

Il n'en reste pas moins que l'acte de décider, revient au leader seul in fine, qu'il ait donné la parole au collectif en amont, ou qu'il ait sollicité des avis par ailleurs. C'est même exactement ce qu'attend a minima d'un leader, l'exercice de la décision, et cette notion de responsabilité qui ne se délègue pas.

  • Premier point sur la solitude du leader, lorsqu'elle est subie, la solitude est rarement efficace. Apparaît alors le phénomène de la tour d'ivoire, et l'isolement s'ajoute à la solitude.


C'est d'autant plus difficile si l'on s'entend bien avec son équipe, ses collaborateurs, desquels il faut savoir parfois s'isoler pour exercer son leadership.


Par ailleurs, les actes et comportements du leader sont souvent scrutés, interprétés à tort ou à raison, et il faut savoir rester hors de l'influence des ces regards jugeants, à la fois savoir rester sur sa ligne, et aussi savoir écouter les signaux faibles et être capable de se remettre en question quand cette solitude nous aveugle et nous coupe de sources d'informations importantes.


  • deuxième point important, une source fiable et constamment disponible au leader qui ne veut pas tomber dans le piège de l'isolement : la conscience du corps. L'intuition y réside, et le ressenti de cette intuition passe souvent par un ressenti corporel, un signal, duquel il faut apprendre à être à l'écoute. Les approches somatiques de la connaissance de soi trouvent ici toute leur raison d'être.


Il n'en reste pas moins que le leader a besoin de solitude , en fait. A la fois pour être plus clairvoyant dans son acte de décision, surtout s'il subit des influences multiples autour de lui, et aussi pour s'autoriser à faire le tri dans ces influences multiples revenir au cœur de sa mission et en quelque sorte se centrer sur son acte de leadership quel qu'il soit.

S'appuyer sur les autres, sans compter sur les autres, l'alchimie se trouve là. Parce qu'au final, la responsabilité lui incombe.

C'est là que le leader doit savoir s'inventer une méthode, être capable de se centrer, et savoir gérer le stress et l'anxiété propre à cet exercice du pouvoir et de la solitude.


  • Troisième point, la solitude du leader est en fait essentielle à l'exercice de son leadership, de la définition d'une stratégie, à l'élaboration d'une vision, en passant par la prise de décision.
  • Quatrièmement, le leader a donc besoin d'une méthode, la sienne, à la fois pour « entrer en solitude » pourrait-on dire, et pour gérer l'intensité de cette solitude. Pour cela, mieux se connaître est crucial, voire indispensable.


Comment vivre une solitude choisie et bénéfique ?

  • savoir s'entourer des bonnes personnes, dans sa structure, mais aussi en dehors, en cultivant des habitudes de réseaux de pairs propres à permettre le partage, l'échange avec des personnes qui peuvent comprendre le point de vue du leader et parler de là où il parle. De ce point de vue, constituer un groupe de co-développement avec d'autres leaders venant d'autres structures, et animé par un caoch certifié en co-développement est une sécurité, une garantie de sérieux. Sur plusieurs mois, chacun pourra tour à tour exposer son sujet, sa problématique, son projet, et recueillir les expériences et suggestions du groupe, institués en consultants privés, ad hoc. 
  • toujours veiller à avoir une longueur d'avance, car le leader n' a pas besoin de s'assurer d'être suivi pour se lancer, ceq ui peut encore accroître sa solitude.
  • reconnaître ses doutes, non pas comme d'l'incompétence, mais comme la manifestation d'une prise de recul salutaire.
  • En corollaire, Être capable de pratiquer le repli sur soi, savoir s'isoler du bruit extérieur (les avis, les rumeurs, les influences), et de son propre bruit intérieur (ses doutes, sa propre fatigue mentale, voire son surmenage , et ses dilemmes internes). Cela passe aussi par savoir se couper des sources d'information pléthoriques (mails, réseaux sociaux, téléphone, à des moments importants), et se créer une routine, une habitude de connexion pour ne pas subir ces iformations de façon intempestives.
  • savoir utiliser la force de son intuition, qui passe par une re-connexion à la conscience du corps, pourvoyeur de signaux infaillibles. Là encore, être accompagné est sans doute une bonne idée, pour faciliter cette connexion à l'intuition, qui n'a rien d'ésotérique, et ce serait dommage de se priver de cette ressource interne inépuisable



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