Éco d'ici éco d'ailleurs - Les philanthropes modernes: des influenceurs
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En ces temps de crise économique majeure, quand les États parent au plus urgent, les philanthropes ont beau jeu de se présenter comme les bienfaiteurs du genre humain. N’est-ce pas abuser ?  

Il y a quelques jours, un milliardaire russe, Oleg Tinkov, patron de la banque en ligne qui porte son nom a annoncé qu’il créait une fondation caritative pour lutter contre la leucémie, maladie dont il est lui-même atteint.  

Cette histoire est loin d’être unique.  

Partout, des milliardaires, voire de simples millionnaires créent leur fondation et le font savoir. Ils affirment vouloir contribuer à l’intérêt général. Ce sont parfois des individus, le plus célèbre d’entre eux est Bill Gates. Mais, ce sont aussi des entreprises qui allouent des fonds significatifs à des enjeux qu’elles estiment importants.  

Alors, ces milliardaires, ces entreprises, ces fondations jouent-elles vraiment le jeu du bien commun ? Quel est l’impact économique, politique et social de leurs actions ? Surtout, ces interventions richement dotées sont-elles purement altruistes ? Ou servent-elles d’abord l’intérêt des donateurs ? Voilà quelques-unes des questions qui seront posées tout au long de cette émission aux quatre invités réunis par Jean-Pierre Boris. 

- Vincent Edin, journaliste et auteur d’un ouvrage, paru aux éditions Rue de l’Échiquier « Quand la charité se fout de l’hôpital, enquête sur les perversions de la philanthropie ».

- Marc Lévy, secrétaire général de l’Observatoire des inégalités et membre du Conseil d’administration de l’Agence nouvelle des solidarités actives (ANSA) Auteur d’un livre intitulé « La philanthropie peut-elle changer le capitalisme », paru aux éditions Atlande.

- Didier Minot a lui-même créé une fondation philanthropique financée par ses propres fonds, dont il a aujourd'hui épuisé les ressources. Il a résumé ses réflexions dans un livre intitulé « À quoi sert la philanthropie ? », publié aux éditions Charles Leopold Mayer, où il s'interroge sur les dangers de la toute-puissance de ce qu'il appelle le « philanthro-capitalisme ». 

- Jean-Louis Laville, économiste, titulaire de la chaire d’Économie solidaire au CNAM, le Centre national des arts et métiers. Il a coordonné le livre « du social business à l’économie solidaire, critique de l’innovation sociale ». aux éditions Eres avec Maitié Juan et Joan Subirats.

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Reportages

Contrairement à la France, les musées sont ouverts aux États-Unis, mais le nombre de visiteurs est limité en raison des restrictions sanitaires.  Beaucoup de ces institutions connaissent de grandes difficultés financières. Elles surnagent grâce à l'aide de fondations et de donateurs privés. C'est notamment le cas des petits musées comme le Queens Muséum de New York qui a bénéficié de la générosité de la fondation Mellon. Je vous emmène donc au Queens Muséum avec ce reportage Éco d’ici Éco d’ailleurs signé Loubna Anaki à New-York.

Ex-industriel et millionnaire, Olivier Legrain entend consacrer une partie de sa fortune à la création d’une Maison des médias libres, un lieu qui hébergerait des médias indépendants. Il a aussi créé un fonds pour financer un accueil digne pour les migrants. Portrait Eco d’ici Eco d’ailleurs d’Olivier Legrain signé Pauline Gleize.

En Inde, certains grands groupes, comme Tata, sont connus depuis longtemps pour leur philanthropie. Mais cette pratique s’est répandue grâce à une loi, entrée en vigueur en 2014. Elle oblige les entreprises les plus riches à consacrer 2% de leurs profits à des activités caritatives ou de développement. Mais son application est parfois ambiguë et surtout, ces financements se sont écroulés l’année dernière, à cause de la crise du Covid. Écoutez ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé de notre correspondant en Inde, Sébastien Farcis.
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