Géopolitique, le débat - Forces spéciales: une vieille tradition?
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Depuis le début des années 2000, on assiste dans le monde entier à un véritable engouement pour les forces spéciales. Tous les pays veulent s'en doter. S'agit-il d'un effet de mode ou, au contraire, d'une nouvelle forme d'engagement, d'une pratique différente de l'art de la guerre, sur fond de ruse, de discrétion, de capacité à réaliser des actions spectaculaires avec de faibles moyens ? 

Invité : Général Christophe Gomart «Soldat de l'ombre. Au coeur des forces spéciales», éditions Tallandier.
Débat du jour
Débat du jour
RFI
Débat du jour - Où en sont les printemps arabes ?
Il y a dix ans, jour pour jour, le dictateur tunisien Zine et Abidine Ben Ali prenait la fuite après plusieurs semaines de manifestations contre son régime dans tout le pays. C'est cette aspiration à davantage de liberté et de démocratie qui a lancé la vague de ce que l'on a appelé les printemps arabes. Ces mouvements de protestation ont essaimé dans plusieurs pays du Maghreb et du Moyen-Orient, parfois avec un succès comme en Tunisie, parfois plus éphémère comme en Égypte, et parfois avec des conséquences dramatiques comme en Syrie ou au Yémen. Mais des idées ont été lancées, des sociétés ont bougé rapidement ou plus lentement. Où en sont les printemps arabes ? C'est la question du jour. Pour en débattre : - Leyla Dakhli, historienne et chercheuse au CNRS, elle a dirigé l'ouvrage collectif  «L'esprit de la révolte : archives et actualité des révolutions arabes», aux éditions Seuil - Louis Simon Boileau, docteur associé en Science politique et Relations internationales au Ceri/Sciences Po et membre de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean Jaurès, auteur d'une note «Work in progress " : 10 ans après, les printemps arabes ne sont pas finis» - Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS, spécialiste du Moyen-Orient et de la Corne de l'Afrique, rattaché à l'Université de Tours. Contributions de Marc Lavergne, dans des ouvrages sous sa direction :« 2009 - 2010 : en marche vers Tahrir », Chroniques égyptiennes 2009 - 2010, CEDEJ, Le Caire, 2012 ; « Le goût amer de la défaite, ou le début d'un long chemin ? » in "Egypte, l'an 2 de la révolution. L'émergence d'une nouvelle scène politique", L’Harmattan, Bibliothèque de l'IReMMO, 2012 ;  « La révolution de la dernière chance ». in "Egypte, l'an 2 de la révolution. Une société en quête d'avenir",  L'Harmattan, Bibliothèque de l’IReMMO, 2012  Articles de Marc Lavergne : - Egypte : les lendemains incertains de la révolution, Diplomatie n° 51, juillet-août 2011 ; - Monde arabe : de la quête de l’unité au destin partagé, Revue internationale et stratégique, n°83, automne 2011 ; -  Monde arabe : des révolutions en trompe l’œil. Vers un nouveau rendez-vous manqué avec l’Occident ?, Historiens et géographes, Les basculements du monde, dir. Laurent Carroué, n°416, oct-nov 2011.
30 min
Comprendre le monde
Comprendre le monde
Pascal Boniface
Comprendre le monde S4#18 – "Le monde en 2021 selon Jean-Pierre Raffarin"
Que nous révèlent les évènements du Capitole ? Comment Joe Biden peut-il réconcilier les États-Unis avec eux-mêmes ? Quels changements peut-on attendre de la nouvelle administration américaine à l'égard des alliés ? Le chemin tracé vers la souveraineté européenne va-t-il s'arrêter net avec l'arrivée de Biden ? L'Allemagne va-t-elle suivre la France dans cette ambition de souveraineté européenne ? Quelle place pour l'Europe face au duel sino-américain ? Comment l'Europe doit-elle et peut-elle coopérer avec la Chine ? Comment cette coopération doit-elle se concrétiser en Afrique ? Autant de questions auxquelles Jean-Pierre Raffarin répond dans cet entretien et à travers lesquelles il expose sa vision du monde et des relations géostratégiques pour l'année qui s'ouvre et au-delà. Pour aller plus loin : 📚 • 50 idées reçues sur l'état du monde : https://bit.ly/2K8GWRn • RIS 120 : un duel Chine / États-Unis : https://bit.ly/3btRlSV • Atlas du monde global : https://bit.ly/3i7TR2u • Année stratégique 2021 : https://bit.ly/2XxWLUR 🎥 • De Make America Great Again à la tiers-mondisation des USA : https://bit.ly/3qh5iYE • L’Union européenne dans le monde après la pandémie de Covid-19 : les enjeux de la présidence allemande: https://bit.ly/3oI4lIh • Prospective géopolitique 2021: https://bit.ly/3nASIlf ➡️ Disponible sur Spotify, Deezer, Youtube, l'app Podcast, I-Tunes, iris-france.org, Mediapart et mon blog.
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C dans l'air
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France Télévisions
ALLEMAGNE : QUI VA SUCCÉDER À LA PATRONNE MERKEL ? 16-01-20
ALLEMAGNE : QUI VA SUCCÉDER À LA PATRONNE MERKEL ? _Invités_ JEAN-DOMINIQUE GIULIANI Président de la Fondation Robert Schuman et de l’ILERI HÉLÈNE MIARD-DELACROIX Historienne de l’Allemagne DOMINIQUE SEUX Directeur délégué de la rédaction - « Les Echos » MARION VAN RENTERGHEM – En direct de Berlin Grand reporter La course à la succession d'Angela Merkel est officiellement lancée en Allemagne. Après avoir été deux fois repoussée, l'élection du nouveau président de l'Union chrétienne démocrate (CDU) a eu lieu ce samedi matin lors d'un « congrès digital ». Un scrutin clé à neuf mois des élections législatives. Avec 52,8% des voix lors du second tour face au libéral Fredrich Merz, c'est le centriste Armin Laschet qui a finalement été élu. Parmi les trois hommes en lice, Laschet incarnait la continuité avec Merkel. À mots couverts, la chancelière exprimait d'ailleurs sa préférence pour le président de la Rhénanie du Nord-Westphalie. Si la tradition veut que ce soit le président de la CDU qui soit le candidat du camp conservateur à la chancellerie, Armin Laschet pourrait ne pas se lancer. Car une alternative est de plus en plus évoquée : laisser la place à Jens Spahn, le populaire ministre de la Santé. Salué pour sa gestion de la crise sanitaire, ce jeune quarantenaire progressiste, ouvertement homosexuel, ne cache pas son ambition. Cette succession à la Chancellerie se dessine alors que la gestion allemande de la crise sanitaire se dégrade. Si la première puissance européenne a été applaudie lors de la première vague, « Mutti » semble avoir perdu le contrôle depuis l'automne. La chancelière ne peut rien imposer aux présidents des Länders qui s’accrochent à leurs prérogatives policières et sanitaires. Angela Merkel avait alors marqué les esprits début décembre avec un discours ému où elle exhortait les allemands à faire preuve de prudence. Une fin de mandat compliqué pour la chancelière malgré sa popularité. Après seize ans de règne, elle quittera ses fonctions après les élections du 26 septembre prochain, à l'âge de 67 ans. L'heure est donc au bilan du merkelisme. Et la première chose qui frappe, c'est l'extrême popularité de la chancelière, voire l'attachement affectif que lui portent les allemands et ce, malgré son image austère. Entre pragmatisme et stabilité, sa politique incarne l'ordre libéral face aux populismes. Trois faits marquants illustrent ses années de pouvoir. L'arrêt définitif de la totalité des centrales nucléaires allemandes, proclamé au lendemain de de la catastrophe de Fukushima. L'ouverture des frontières aux réfugiés annoncé en 2015, entre générosité et logique économique. Le revirement sur le plan de relance européen fin 2020, avec plus de 300 milliards d'euros de subventions pour ceux qui en ont le plus besoin après la crise sanitaire. Merkel est originaire de l'Est du pays, et en ce contexte troublé certains poussent justement leur nostalgie jusqu'au temps de l'ancienne Allemagne de l'Est. Ce sont les amoureux mélancoliques d'un passé condamné. On appelle ça l'ostalgie : la nostalgie ressentie à l’égard de la République démocratique allemande (RDA), après la dissolution du régime communiste dans l’Allemagne réunifiée. Alors, Armin Laschet a t-il des chances de devenir le prochain chancelier d'Allemagne ? Comment Merkel peut-elle sauver sa fin de règne ? Quel bilan faire de sa politique ? Que dit l'ostalgie de l'Allemagne d'aujourd'hui ?   Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45 Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30 Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine Productions : France Télévisions / Maximal Production Retrouvez C dans l'air sur France.tv                        Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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Invité Afrique
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RFI
Invité Afrique - Hans De Marie Heungoup: en Centrafrique, «les rebelles veulent semer le doute et asphyxier économiquement Bangui»
Bangui est sous couvre-feu de 18H à 5H du matin. La capitale centrafricaine a subi lundi des attaques des rebelles de la CPC, une première depuis que cette coalition s’est formée en décembre dernier. La CPC est parvenue jusqu’aux portes de Bangui malgré la présence, aux côtés des forces armées centrafricaines, de la mission des Nations-Unies la Minusca, des Russes et des Rwandais. Le calme est certes revenu hier jeudi mais comment interpréter ces attaques, pourquoi ont-elles lieu en ce moment ? Que cherchent les rebelles ? L’analyse de Hans De Marie Heungoup, chercheur sur l'Afrique centrale, spécialiste de la Centrafrique, à International Crisis Group. RFI : Est-ce que ces attaques sur Bangui, la capitale, vous ont surpris ? Hans de Marie Heungoup : Oui, il y a un effet de surprise pour le chercheur que je suis, dans la mesure où, si l’on s’en tient au discours officiel du gouvernement centrafricain et de la Minusca, le plan de sécurisation du territoire ne permettait pas que les rebelles puissent se retrouver aux portes de Bangui. Mais en même temps, les rebelles ont fait montre d’un ensemble de tactiques innovantes. Par exemple, en utilisant des routes secondaires ou des couloirs de transhumance habituels, pour échapper à la surveillance des forces gouvernementales et des forces onusiennes, qui soutiennent le gouvernement centrafricain. Ce ne sont donc pas des colonnes de pick-up qui descendent sur des axes, comme on l’a vu dans le passé, mais des hommes à moto, qui contournent les positions des Faca. Pourquoi ? Faute de moyens, faute d’armements lourds ? Probablement, faute de moyens et d’armements lourds, mais parce qu’ils ont probablement fait une analyse, également, du rapport de force. Ils sont conscients que, face à la présence de 12 000 casques bleus, équipés de blindés, d’hélicoptères, la présence de centaines de soldats russes et plus d’un millier de soldats rwandais, en plus des Faca, ils ne pouvaient pas aller dans le combat frontal. Ils risqueraient de souffrir une défaite, du fait de cette asymétrie de forces. Ils sont capables, en tout cas, de mener des attaques coordonnées sur plusieurs axes… Tout à fait. Et cela ne traduit pas nécessairement un niveau de coordination très élevé. Il semblerait plutôt que, même si l’attaque de Bangui s’est déroulée de façon coordonnée, au sein même de cette coalition, des problèmes de commandement, chaîne de commandement et problèmes de logistique commencent à voir le jour. Comment interprétez-vous ces attaques ? Soit, il pourrait s’agir d’attaques dans une tactique visant davantage à couper la capitale du reste du pays, à asphyxier économiquement la capitale, de manière à démontrer aux yeux de la Communauté régionale et internationale que le président actuel n’est que le président de Bangui et donc le forcer à la table du dialogue. Mais peut-être aussi que la coalition rebelle, comme elle le prétend, voudrait réellement s’emparer du pouvoir et userait alors, à ce moment, d’une technique de guerre d’usure, visant à mener une campagne asymétrique aux portes mêmes de la capitale et à installer le découragement et le doute, tant à l’intérieur des forces armées centrafricaines, que parmi les forces bilatérales russes et rwandaises, qui soutiennent le gouvernement centrafricain. Par ailleurs, l’offensive rebelle récente sur Bangui pourrait aussi s’expliquer par une volonté de marquer les esprits, ou de jouer avec la psychologie des juges de la Cour constitutionnelle, alors que cette institution est appelée à proclamer les résultats définitifs des élections dans les prochains jours et à décider de l’annulation, ou non, de l’élection présidentielle. Il me semble que nous devrions attendre, pour savoir si, là, les rebelles ont démontré leur capacité ultime ou s’il ne s’agissait que de répétitions, en vue d’attaques de plus grande envergure, dans les jours ou semaines à venir. Et du côté des forces progouvernementales, quel est l’état de la coopération sur le terrain, entre la Minusca et les forces étrangères, notamment russes et rwandaises ? La question que vous posez est épineuse, parce qu’effectivement, c’est l’une des rares fois dans l’histoire des missions de paix, au monde, où l’on voit une force des Nations unies combattre côte à côte avec des forces bilatérales étrangères, mais aussi des forces beaucoup plus privées, comme par exemple des forces de la société Wagner, appartenant à la Russie. Ces relations sont des relations de coexistence, pour le moment. Il se trouve des configurations où la Minusca est obligée de combattre côte à côte avec ces différentes forces et donc d’organiser une forme de coopération dans le « command and control » entre ces différentes forces et la Minusca. Et d’autres, où la Minusca s’est montrée réticente à combattre côte à côte avec les forces en question. Je pense, par exemple, à certaines localités dans l’arrière-pays, comme, par exemple, Mbaïki, Boali et Damara. Il est question d’un renfort sous-régional. Or, on a beaucoup dit que le président Touadéra était isolé sur cette scène sous-régionale. Cette force, il ne sera pas facile qu’elle soit mise en œuvre. Parce que, d’un, certains pays de la sous-région -sans les nommer-, ont une attitude pas toujours favorable vis-à-vis du président en place. Il n’est pas certain que les contingents venant de ces pays puissent être acceptés facilement à Bangui. Et enfin, parce qu’au plan politique, la sous-région elle-même est divisée sur la manière dont elle appréhende le problème centrafricain. On sait, par exemple, que le Congo Brazzaville soutient un dialogue inclusif, mais sous contrôle de la CEEAC. Le président Touadéra, lui, semble opposé à cette forme de tutelle sous-régionale, dans le cadre d’un dialogue, qui, à son regard, devrait être entre Centrafricains.
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Éco d'ici éco d'ailleurs
Éco d'ici éco d'ailleurs
RFI
Éco d'ici éco d'ailleurs - Dix ans après la révolution, l’économie tunisienne au point mort
Aujourd'hui, Éco d’ici Éco d’ailleurs est à Tunis, dix ans après la chute du président Ben Ali chassé du pouvoir par une révolution populaire. À l'époque, les Tunisiens réclamaient la fin de l'absolutisme, ils voulaient mettre fin à un régime cleptocrate et corrompu qui pillait sans vergogne l'économie du pays, réduisant la population à l'oisiveté et à la pauvreté.   Dix ans après, dix ans après ce 14 janvier 2011 qui vit la fuite de Ben Ali et de sa famille, où en est l'économie tunisienne, les réformes espérées ont-elles été engagées, ont-elles porté leurs fruits ? Telles sont les questions que nous posons aux trois invités qui ont accepté notre invitation. - Mahmoud Ben Romdhane, économiste, ancien président d'Amnesty International. Ancien ministre du Transport, puis des Affaires sociales  - Mouna Ben Halima, hôtelière, vice-présidente de l'ATUGE, Association des Tunisiens des Grandes Écoles - Louai Chebbi, président de l'ONG Alert, une ONG de lutte contre l'économie de rente. Parmi les principaux secteurs de l'économie tunisienne, il y a le tourisme. Reportage d'Aabla Jounaïdi Les finances publiques tunisiennes sont en mauvais état. Cela contribue à la déshérence dans laquelle sont des services publics comme l’éducation et la santé. Reportage d'Aabla Jounaïdi Dans la situation actuelle, il y a des lueurs d'espoir. Par exemple, le lancement prochain du premier satellite tunisien. Ce lancement est prévu pour le 20 mars 2021, pour le 65ème anniversaire de l’indépendance. Le coût est d’un million de dollars financé par le groupe Telnet et porte sur l’Internet des objets. Ce lancement devrait ouvrir de nouvelles perspectives économiques pour le pays. Reportage de Michel Picard
49 min
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