Débat du jour
Débat du jour
Oct 28, 2020
Débat du jour - L'hégémonie des GAFAM est-elle menacée?
30 min
Coup de tonnerre dans le village qu'est le monde connecté. Le département américain de la Justice lance une procédure historique contre Google

Le fleuron de l'économie américaine, qui capte environ 90% de nos recherches sur internet, est accusé d'abus de position dominante et d'atteinte au droit de la concurrence. Google se défend, cette action en justice est qualifiée d'«erronée» par le géant de la Tech. Et d'ajouter que ses services proposés gratuitement apportent de vraies innovations aux consommateurs et aux entreprises. Impensable, il y a encore quelques années, cette procédure illustre l’inquiétude grandissante face au pouvoir tentaculaire et exorbitant des Gafam: Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft. Avec cette action en justice, l'hégémonie des GAFAM est-elle menacée ?
C dans l'air
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France Télévisions
L’ÉTAT DE CRISE PERMANENT 30-11-20
L’ÉTAT DE CRISE PERMANENT Les invité.e.s : Roland CAYROL Politologue - CETAN Nathalie SAINT-CRICQ Éditorialiste politique à « France Télévisions » Brice TEINTURIER - EN DUPLEX Directeur Délégué de l’institut de sondages IPSOS SOAZIG QUÉMÉNER – EN DUPLEX Rédactrice en chef du service politique de « Marianne » Macron face à la colère des Français. Ce samedi, des manifestations contre la loi « sécurité globale » étaient organisées un peu partout dans le pays. À Rennes, Lyon, Paris ou encore Strasbourg, ils étaient 133 000 manifestants à battre le pavé selon l’Intérieur, 500 000 selon les organisateurs. En cause, la loi « sécurité globale, et plus particulièrement l’article 24, déjà adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, qui vise à pénaliser la diffusion malveillante d'images de forces de l'ordre. En fin de journée, des heurts ont éclaté dans la capitale avec près de 50 interpellations et une centaine de policiers et gendarmes ont été blessés, a indiqué le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Ce texte de loi, qui créé la controverse au sein même de la majorité, intervient dans un contexte tendu marqué par une semaine de violences policières : lundi, des migrants installés place de la République ont été violemment évacués par les forces de l’ordre tandis qu’un producteur de musique a été lourdement passé à tabac par des policiers, dans le 17e arrondissement de Paris, le 21 novembre dernier. Les images, qui ont circulé massivement sur les réseaux sociaux, ont fortement choqué l’opinion publique. Le ministre de l’Intérieur doit être auditionné en fin de journée par la commission des Lois de l’Assemblée nationale pour apporter des précisions sur ces différents événements. La colère aussi dans les stations de ski. Lors de sa conférence de presse, jeudi 26 novembre, le Premier ministre Jean Castex a annoncé que les stations de montagne seraient ouvertes mais pas les remontées mécaniques. Une annonce qui n’a pas tardé à faire réagir : des élus, députés, présidents de région et une quinzaine d'organismes et entreprises demandent à Emmanuel Macron la réouverture en décembre des remontées mécaniques. « Monsieur le président de la République, ne tuez pas la montagne française ! », ont-ils écrit dans une tribune, réclamant « un calendrier précis » et « en urgence un sommet de la montagne » autour de Jean Castex afin d’obtenir « un vrai plan de compensation à la hauteur du choc » économique. En France, les restaurateurs sont contraints de rester fermer au moins jusqu’au 20 janvier. Pour compenser les pertes, l’exécutif a déjà annoncé une indemnisation à hauteur de 20% de leur chiffre d’affaires. En visite à Reims, ce week-end, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a indiqué que le plafond d’indemnisation pour les entreprises -qui restent fermées à cause du coronavirus- va doubler, et atteindre les 200 000 euros par mois. Des aides pourtant jugées insuffisantes par la profession. En Allemagne, par exemple, les entreprises se verront verser jusqu’à 75% de leur chiffre d’affaires du mois de novembre 2019. Comment l’exécutif va-t-il réagir face à la forte mobilisation du week-end et après une semaine marquée par des violences policières ? Va-t-il devoir revoir sa copie concernant l’article 24 du texte de loi « sécurité globale » ? Les professionnels des sports d'hiver vont-ils obtenir gain de cause pour les fêtes de fin d’année ? Quid des restaurateurs ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45 Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30 Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine Productions : France Télévisions / Maximal Production Retrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
1 hr 4 min
Le débat africain
Le débat africain
RFI
Le débat africain - Cameroun anglophone: face à la multiplication des tueries, quelle issue?
Le 24 octobre 2020, sept enfants de 9 à 12 ans sont froidement et sauvagement assassinés dans leur salle de classe par des bandes armées. Quelques jours plus tard, le 4 novembre, un autre groupe d’hommes armés oblige des enseignants et des enfants à se déshabiller entièrement avant de prendre des photos et des vidéos qui sont par la suite largement diffusés sur les réseaux sociaux. Des professeurs décapités, la tête exposée dans la ville de Bamenda, des femmes violées... C’est le climat apocalyptique qui règne dans la partie anglophone du Cameroun. Comment mettre un terme à cette escalade de violences, à ce conflit barbare qui a déjà fait plus de 3 000 victimes, et suscité plus de 500 000 déplacés ? Plus d’un an après, le grand dialogue national qui était censé apporter des réponses à cette crise, quel est le bilan ? Avec nos invités : - Grégoire Owona, ministre du Travail et de la Sécurité Sociale depuis décembre 2011. Secrétaire Général Adjoint du comité central du RDPC. - Elie Smith, journaliste et secrétaire général de la Anglophone General Conference (initiative interreligieuse rassemblant des leaders anglophones presbytériens, musulmans (avec imams de Buea et de Bamenda), et catholiques (cardinal Tumi), dirigée par Tumi et qui se propose de donner la parole à différentes sensibilités anglophones et de regrouper les principales revendications afin de contribuer au dialogue national. - Boh Herbert, porte-parole du mouvement pour la restauration de l’indépendance du Southern Cameroons (MORISC), ancien journaliste exilé aux États-Unis. - Simon Munzu, ancien sous-secrétaire général des Nations unies et représentant spécial adjoint du secrétaire général en Côte d’Ivoire. Il est l’un des promoteurs de la Anglophone General Conference. Acteur de la société civile, il défend depuis une trentaine d’années le retour au fédéralisme.
49 min
Collège de France (Général)
Collège de France (Général)
Collège de France
Leçon de clôture : Qu'entendrez-vous demain ?
Christine Petit Chaire de génétique et physiologie cellulaire Année 2020 Leçon de clôture : Qu'entendrez-vous demain Qu'entendrez-vous demain ? En quelques 25 ans, l’audition, champ disciplinaire dans lequel les physiologistes se devaient d'être principalement physiciens et biophysiciens, a acquis sa dimension moléculaire. Elle doit cette ouverture à l’identification des gènes responsables de surdité, qui a permis de révéler les bases moléculaires des mécanismes de l'audition. Lors de cette leçon de clôture marquant la fin de son enseignement au sein de la chaire Génétique et physiologie cellulaire du Collège de France créée en 2002, la Pr Christine Petit montrera comment ces avancées ont mis en lumière les éléments d’une orchestration moléculaire coordonnée et parcimonieuse de l’activité de l’organe sensoriel, la cochlée, et comment ces connaissances ouvrent la voie à la recherche d’authentiques thérapies des atteintes auditives, élargissant ainsi la palette des interventions possibles représentées aujourd’hui par les audioprothèses et dispositifs implantés. La création récente de l’Institut de l’audition, cofondé par la Fondation pour l’audition et l’Institut Pasteur et dirigé par Christine Petit, ouvre un espace où pourront s'intégrer des approches scientifiques complémentaires du monde sonore et de l'audition. La compréhension de leurs qualités spécifiques exige en effet la prise en compte de données allant de la molécule à la cognition et à la socialisation. L'espoir que cet Institut suscite est de contribuer ainsi à recouvrer le lien social que sous-tend l'audition, au centre du processus d'humanisation.
1 hr 3 min
Le Nouvel Esprit Public
Le Nouvel Esprit Public
Philippe Meyer
Les nouveaux nouveaux pauvres / La loi plutôt que la confiance / n°169 (29 novembre 2020)
LES NOUVEAUX NOUVEAUX PAUVRES Avant la crise du Covid, fin 2019, quelque 9,3 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en France, selon l'Insee, et près de 5 millions avaient recours à l'aide alimentaire. Pour certaines associations, la crise sanitaire et économique va plonger un million de personnes supplémentaires dans la pauvreté, tandis que l'Unedic prévoit 900 000 chômeurs supplémentaires en 2020. La crise a déjà mis sous tension les associations d'aide alimentaire quiaccompagnent 5 millions de personnes en France : elles connaissent des records de fréquentation, avec de nouveaux profils de bénéficiaires. Plus 10 % d'inscrits pour la campagne d'hiver des Restos du cœur, de 10 à 15 % d'ayants droit en plus à la Croix-Rouge, entre 20 et 25 % de nouveaux bénéficiaires pour la Fédération des Banques alimentaires... Le Président des Restos du cœur, Patrice Blanc note une explosion de la demande en Seine-Saint-Denis (+45 %) et à Paris (30 %) et presque autant dans les grandes métropoles. Il alerte en particulier sur la situation des jeunes, de plus en plus nombreux à frapper aux portes de l’association : les moins de 25 ans représentent déjà près de la moitié des bénéficiaires, les mineurs, 40 %.  Alors que le nombre d'allocataires du RSA devrait croître de près de 9% cette année, le gouvernement demeure opposé à une revalorisation des minima sociaux, et préfère privilégier les mesures ciblées. Le 24 octobre, le Premier ministre, Jean Castex a présenté son plan à l'intention des plus précaires, doté de 1,8 milliard d'euros qui s'ajoute aux mesures prises durant la crise (1,5 milliard d'euros) et à celles du plan de relance (6 milliards d'euros). Ainsi, les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) et les chômeurs en fin de droits perçoivent depuis le 27 novembre une aide exceptionnelle de 150 euros, plus 100 euros par enfant à charge - cette dernière aide étant également versée aux familles touchant les aides aux logements. En outre, les jeunes de moins de 25 ans et les étudiants boursiers, soit 1,3 million de jeunes au total, percevront également 150 euros, fin novembre ou début décembre. Pour Christophe Devys, qui préside le collectif Alerte qui regroupe 35 fédérations et associations nationales de solidarité, ces mesures sont certes « bienvenues », mais le gouvernement reste, selon lui, campé sur une « position idéologique » lorsqu'il refuse d'augmenter les minima sociaux pour préférer des aides à l'insertion par l'emploi. Cette revalorisation, a-t-il souligné, est d'autant plus nécessaire que le RSA n'atteint plus aujourd'hui que 39 % du SMIC contre 50 % en 1988, au moment de la création du RMI (l'ancêtre du RSA). *** LA LOI PLUTÔT QUE LA CONFIANCE   Londres et Bruxelles doivent trouver au plus vite un accord qui puisse entrer en vigueur le 1er janvier prochain car, si le Royaume-Uni a officiellement quitté l'Union européenne le 31 janvier dernier, il reste soumis aux règles communautaires pendant une période de transition qui prend fin le 31 décembre 2020. Les discussions butent toujours sur la pêche, les règles de libre concurrence et les questions de gouvernance, notamment les mécanismes de règlement des litiges.  La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prévenu mercredi 25 novembre qu'un éventuel accord commercial post-Brexit entre l'Union européenne et le Royaume-Uni ne devra pas affecter « l'intégrité du marché unique » en particulier le respect de ses normes environnementales, sociales, fiscales ou sur les aides d'État. Mme von der Leyen a insisté sur la nécessité de mettre en place dans le futur accord des « recours » au cas où l'Union européenne ou le Royaume-Uni s'écarteraient dans le temps des normes communes convenues. « La confiance est bonne, mais la loi est meilleure », a-t-elle observé. Sans traité commercial pour régir leur relation, Londres et Bruxelles courent le risque d'un nouveau choc économique, qui viendrait s'ajouter à celui provoqué par l'épidémie du coronavirus : selon une étude de KPMG publié le 18 novembre, l’économie britannique sera amputée de près de six points de croissance en cas de "no deal" (+4,4% en 2021 contre +10,1% sans Brexit). Ultime contrainte : les négociateurs doivent théoriquement laisser suffisamment de temps à leurs parlements pour qu'ils puissent ratifier un accord avant le 1er janvier. Curieusement, selon une étude du Pew Research Center publiée le18 novembre, quatre ans après avoir pris la décision de quitter l’Union européenne, 60 % des Britanniques ont une opinion favorable de l'Union européenne.  Alors qu’elle négocie laborieusement le Brexit, Bruxelles est égalementdéfiée à l’Est par la Hongrie et la Pologne qui ont opposé le 16 novembre leur veto à la proposition de budget de l'Union européenne pour un montant de près de 1.100 milliards d'euros sur sept ans, ainsi qu'au fonds de relance européen de 750 milliards d'euros. Bien que ces deux pays soient les plus grands bénéficiaires de ce budget (4,3 milliards d'euros pour la Hongrie, 19 milliards pour la Pologne), leurs gouvernements refusent catégoriquement que l'accès aux fonds soit conditionné par le respect de l'État de droit, exigence imposée par l'Union européenne à la demande du Parlement européen. Selon un sondage commandé par le Parlement européen, début octobre, 77 % des citoyens européens soutiennent l'idée de lier les fonds européens au respect de l'État de droit et aux valeurs qui fondent l'Union.
1 hr 7 min
Trump 2020
Trump 2020
Slate.fr
Comment va se passer le dernier Thanksgiving de l'ère Trump?
Cette semaine, enfin un peu de calme et de silence en provenance des États-Unis, et ce pour deux raisons: d'une part, Trump a enfin accepté de lancer le processus de transition vers l'administration Biden, et puis surtout, c'est Thanksgiving. Ce quatrième jeudi de novembre est férié pour commémorer un moment d'amitié, de partage et de reconnaissance intervenu entre les colons européens et les tribus indiennes à l'automne 1621. C'est donc une semaine de célébration familiale, une sorte de Noël avant l'heure, certes perturbée cette année par le Covid –beaucoup de gens ne pourront pas voyager. L'année dernière, nous vous avions parlé de la situation des Amérindiens dans les États-Unis de Trump. Cette semaine, au-delà de l'actu, nous allons revenir sur l'histoire de ces colons arrivés à bord du Mayflower, du premier Thanksgiving et de la place qu'a prise cet événement dans le roman national américain. Pour suivre l'actualité politique américaine, Slate.fr s'est associé à la newsletter «Time to Sign Off» (TTSO) et à l'Institut français des relations internationales (IFRI) pour proposer tous les mercredis le podcast Trump 2020, avec Laurence Nardon, chercheuse à l'IFRI et spécialiste des États-Unis, et Romain Dessal, fondateur de TTSO. Suivez-nous sur Instagram et Facebook. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez aussi le Slate Podcast Club sur Facebook. Générique: «Ghost City (Saeptem Trump Remix)», de Dmitriy Diomores
17 min
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