03 - Les crises d'Orient : l'échec de l'unité arabe à partir de 1956
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Henry Laurens - Collège de France
Histoire contemporaine du monde arabe
Année 2020 - 2021
Les crises d'Orient : l'échec de l'unité arabe à partir de 1956
Grand reportage
Grand reportage
RFI
Grand reportage - Un mur à la frontière, l'héritage de Trump en Arizona
C’était l’un des projets phares de Donald Trump : construire un mur de séparation à la frontière avec le Mexique. Selon les autorités fédérales, plus de 720 km de mur sont sortis de terre en quatre ans. La plus grande partie au Nouveau-Mexique et en Arizona, où se sont rendus nos envoyés spéciaux (Marie Normand et Julien Boileau). À première vue, il n’a pas tout à fait l’allure du «grand et bel» édifice de béton promis par Donald Trump. Pas de mur plein, mais une palissade métallique. Des poteaux de neuf mètres de haut sont plantés dans des tranchées en béton. Ils sont espacés d’une dizaine de centimètres, juste assez pour entrevoir la Basse-Californie, au Mexique, de l’autre côté. Ces kilomètres de mur défilent alors que nous roulons sur une piste interdite à la circulation près de Yuma, dans le sud-ouest de l’Arizona, aux limites de la Californie. Au volant du pick-up : Jonathan Lines, ancien patron du Parti républicain de cet État qui a basculé démocrate aux dernières élections. Sous son pare-brise, il a posé un laissez-passer, bien en évidence, pour éviter les contrôles de la Border Patrol, le bras armé de l’U.S. Customs and Border Protection (CBP), le service des douanes et de protection des frontières. C’est cette agence fédérale qui est chargée de construire le mur rêvé par Donald Trump. Les États-Unis et le Mexique partagent une frontière de plus de 3 000 km. Le président sortant est venu trois fois à Yuma rien qu’en 2020, preuve de l’intérêt stratégique de cette ville dans sa politique de sécurisation des frontières. Un mur en pointillé Jonathan Lines, membre de l’Église mormone et père de 11 enfants, aime rappeler qu’il a été reçu plusieurs fois à la Maison Blanche. Il était l’un des relais en Arizona de l’équipe de campagne du président sortant. Selon lui, ce mur flambant neuf présente de nombreuses qualités. «Il est beaucoup plus difficile de passer par-dessus, de l’escalader, voire de le couper, comme les trafiquants le font ailleurs. Depuis que le mur est là, le trafic d’êtres humains et de drogue a diminué», soutient-il. L’élu républicain, aujourd’hui superviseur du comté de Yuma, se félicite aussi des caméras installées à intervalles réguliers et des capteurs souterrains. Il espère que tous ces équipements empêcheront d’autres caravanes de migrants venus d’Amérique centrale de traverser la frontière pour demander l’asile, comme en 2018 et en 2019. «Je suis le président de la banque alimentaire de Yuma. Quand tous ces gens sont arrivés, nous leur sommes venus en aide. Ils ont siphonné l’intégralité de nos ressources», affirme-t-il. Seuls quelques kilomètres de palissade métallique sont sortis de terre là où il n’y avait rien. Le mur de l’administration Trump a, en grande partie, permis de renforcer des constructions plus anciennes ou de remplacer de simples barrières destinées à empêcher le passage de véhicules. Il en reste quelques-unes, notamment le long du territoire de la tribu amérindienne Cocopah. «Le mur reprend à la sortie de la zone tribale. Les Cocopah sont une nation souveraine à l’intérieur des États-Unis. En conséquence, la frontière est très poreuse à cet endroit. Ce soir, dès que le soleil sera couché, vous verrez des gens traverser par ici». Tout le long de la frontière avec le Mexique, plusieurs peuples amérindiens se sont ainsi fermement opposés à la construction sur leurs terres ancestrales. Les Tohono O’odham, dont le territoire est à cheval sur les États-Unis et le Mexique, ont multiplié les manifestations l’année dernière. En raison des mesures très strictes en vigueur dans cette communauté depuis le début de la pandémie, nous n’avons pas pu les rencontrer. L’absence de mur le long de l’immense réserve des Tohono O’odham pose problème à Mark Lamb, le shérif du comté de Pinal, à près de 200 km de la frontière. Chapeau de cow-boy sur la tête, il nous accueille dans son bureau qui déborde de symboles patriotiques. Lui aussi est un fervent partisan de Donald Trump. «Ce peuple amérindien a sa propre unité de police, avec qui nous coopérons. Mais la frontière est très longue et ils n’ont pas assez d’hommes. Donc les trafiquants entrent par là et la drogue arrive ensuite dans mon comté !» Le shérif Lamb affirme que la moitié de la drogue qui circule aux États-Unis -  héroïne, métamphétamines, mais surtout fentanyl - entre par l’Arizona. Il martèle que grâce au nouveau mur, les saisies ont diminué. Plusieurs études démontrent pourtant qu’une grande partie de la drogue passe par les postes-frontières officiels. Mark Lamb s’inquiète, en tout cas, de l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche : «Il veut rouvrir les frontières. S’il le fait, nous serons inondés de drogue dans tout le pays». «On a besoin de travailleurs mexicains dans nos fermes» Cette rhétorique fait fureur dans les meetings de Donald Trump, mais elle ne trouve pas le même écho partout en Arizona, même dans les rangs des conservateurs. Nous poursuivons notre route plus à l’Est, aux portes du Nouveau-Mexique. Un paysage désertique, cerné de montagnes et de canyons, s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres autour de la bourgade de Portal. C’est ce no man’s land que doivent affronter ceux qui parviennent à franchir la frontière clandestinement. Régulièrement, des candidats au rêve américain s’égarent sur la propriété de Jason Barnard, qui élève quelque 3 000 têtes de bétail avec sa femme Candice et leurs trois enfants. «On est à environ 3 jours de marche de la frontière. Le dernier type qu’on a vu arriver était presque mort, se rappelle-t-il. Il était épuisé mentalement, émotionnellement et physiquement. Ces vêtements étaient déchirés, en lambeaux. Il était affamé, assoiffé et mort de peur. Il avait à peine 19 ans et il n’arrêtait pas de demander : est-ce qu’on est à Phoenix ? C’est par où Phoenix ?». Phoenix, la capitale de l’Arizona, est située à plus de 400 km de leur ranch. Jason et Candice sont conservateurs. Ils ont voté Donald Trump en 2016 et en 2020, mais ils expliquent que leur foi les pousse à porter secours à ces migrants clandestins. Il est sceptique quant à l’utilité d’un mur de séparation. «S’ils le voulaient vraiment, ils pourraient arrêter ces trafiquants», lance le fermier. «Je ne suis pas forcément partisan de fermer hermétiquement la frontière. Les Américains n’ont pas envie de travailler dans une ferme. J’adore les Mexicains : ils travaillent dur, ils sont honnêtes. Si nous devions dépendre uniquement des travailleurs américains pour nos fermes, ce serait très difficile». Ici, contrairement au Texas, pas de Rio Grande, aucune barrière naturelle pour marquer la frontière entre les États-Unis et le Mexique. C’est donc en Arizona que l’administration Trump voulait construire un mur en priorité. C’était aussi plus facile qu’au Texas, où les terres sont privées et doivent être rachetées à leurs propriétaires avant d’engager les travaux. «Ici, Une grande partie des terres appartient au gouvernement», explique Randy Serraglio, membre de l’ONG Center for Biological Diversity, qui nous reçoit chez lui à Tucson. Le défenseur de l’environnement, qui étudie depuis plus de 25 ans la militarisation de la frontière, rappelle que pour construire ce mur, Donald Trump a suspendu plusieurs lois environnementales au nom de la sécurité nationale. Il a aussi pioché dans des enveloppes qui n’étaient pas initialement destinées à ce projet. Des procès sont en cours, mais en attendant, la Cour suprême n’a pas exigé l’arrêt des travaux. Les derniers mois du mandat de Donald Trump, le chantier a tourné à plein régime. À Palominas, localité de 200 habitan…
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Revue de presse française
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Revue de presse française - À la Une: la mort d'un bougon
« Le râleur magnifique » pour Le Parisien, « un râleur, caustique et terriblement attachant », « un misanthrope populaire » chez Le Figaro. « Ma gueule fait la gueule, c'est ainsi », disait Jean-Pierre Bacri dans un entretien daté de 2011 à lire ou relire sur le site du Monde. L'acteur, scénariste et dramaturge est mort hier, emporté par un cancer, à l’âge de 69 ans. Lui qui était né en Algérie, il avait « le sens de l'affect », c'est certain, nous dit L'Humanité. C'était un « un tendre irascible », écrit La Croix. Et c'est bien ce qui en a fait « une figure du théâtre et du cinéma français » pour Le Monde : « il occupait une place de choix auprès du public pour ses rôles d’antihéros désabusés mais profondément humains ». Oui c’était un grand, apprécié de la profession également. Le Figaro fait les comptes : Jean-Pierre Bacri, c’est « cinq César, quatre du meilleur scénario, un du meilleur second rôle ». Une histoire de rencontres Jean-Pierre Bacri, c’est aussi une histoire de rencontres… Une fille d’abord, comme souvent, à qui « il voulait plaire », c’est en la suivant qu’il a poussé les portes du Cours Simon, nous apprend Libération. Mais la plus belle des rencontres, la « femme de sa vie » rappelle Le Figaro, c’est bien sûr Agnès Jaoui. Leurs chemins se croisent au théâtre en 1986. « Un jour, lors des répétitions, racontait Jean-Pierre Bacri, elle avait froid, je lui ai prêté ma grande écharpe. Elle se l’est enroulée autour du cou, elle avait le nez dedans. J’ai eu du plaisir à la voir comme ça… ». La suite, on la connaît, Jean-Pierre Bacri coécrira 9 films avec Agnès Jaoui. Son nom est plus largement attaché à ceux du milieu, on le lit dans Libération, dans l’Humanité et dans bien d’autres pages. Son nom était attaché à celui d’Arcady, de Resnais, d’Huppert, de Marchand, de Berri, de Chabat, de Besson, de Klapisch et plus récemment de Toledano et Nakache. La liste est très longue, comme celle de ses films et de ses pièces. Oui, c’était un grand, mais « le public ne le verra plus, conclut Le Figaro, c’est triste ». La tristesse des étudiants français De la tristesse, il y en a ce matin dans le Figaro, celle notamment des étudiants français. « La grande déprime des étudiants », titre le Journal en Une, juste au-dessus - comme un écho - de la photo de Jean-Pierre Bacri. Mais le problème des étudiants, s'ils sont « en plein spleen », c'est évidemment à cause du Covid-19, explique Le Figaro. Certains, comme à la Cité Internationale de Paris tentent bien « de garder une vie sociale » en se réunissant en « petit comité » à la bibliothèque ou pour le dîner. Mais voilà, « la pandémie les condamne à passer leur vie derrière l'écran d'un ordinateur ». Même pas de petits boulots. « Sur les réseaux sociaux, les jeunes se sont surnommés les fantômes. Une jeune fille confiait dans une lettre à Emmanuel Macron son impression d'être morte », écrit Le Figaro. Mais nous voilà rassurés, quand ils « veulent retrouver un semblant de vie universitaire, lit-on, le gouvernement leur promet des psychologues ». Des comédiens dans les collèges et lycées Alors que certains collégiens et lycéens ont droit, eux, à des comédiens, pour leur remonter le moral. Et c'est peut-être plus efficace encore, allez savoir… « Les salles de classes sont les dernières planches du spectacle vivant » affiche Libération. Comédiens, danseurs et musiciens, « les contraintes gouvernementales n’interdisant pas les représentations en classe, ce sont les seuls endroits (si on ne compte pas la rue, les gares et les centres commerciaux) où il est encore possible de se produire devant un public ». C’est ce que fait par exemple le danseur congolais Florent Mahoukou, en jouant dans la pièce « My Brazza ». Libération l’a suivi dans un lycée de région parisienne, à Colombes. Dans la classe, « sans crier gare, le danseur déplace les tables et accessoirement les élèves », « il monte même sur le bureau du professeur » et fait « apparaître sans décor le bouillonnant centre-ville de la capitale du Congo », « Pour parler d'Afrique ». En somme, c'est un voyage pour les élèves, un exutoire pour les artistes, ça fait visiblement du bien. En France, la natalité en berne Et à l’avenir, combien d’élèves dans les classes ? En France, la natalité est à la baisse… Pour la sixième année consécutive, « la natalité a baissé en 2020 », croit savoir La Croix. C’est ce que devrait normalement souligner le bilan démographique de l’Insee, attendu ce mardi, « autour d’1,7 enfant par femme ». Et le journal s’intéresse, lui, à ces « Français, qui voudraient un troisième enfant et ne l’ont pas ». Car oui, malgré tout, « une part significative » de nos compatriotes restent séduits par la famille nombreuse, comme le montre une enquête d’opinion de Kantar. 1000 personnes interrogées, et près d’un quart d’entre elles souhaitent justement avoir trois enfants. Pourtant les choses ne vont pas aller en s’arrangeant, alerte La Croix, « la crise sanitaire actuelle pourrait bien peser sur la natalité pendant plusieurs années ». Entendez-le bien, les français ont donc du pain sur planche...
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Géopolitique, le débat
Géopolitique, le débat
RFI
Géopolitique, le débat - Politique étrangère de la France: y a-t-il une marque Macron?
Dans deux jours, Joe Biden prendra les rênes des USA et pour Paris, une nouvelle relation sera à construire avec Washington. Joe Biden aura, a ses côtés, un secrétaire d’État, Antony Blinken, familier de la France pour avoir passé quelques années de lycée à Paris. Trop tôt, bien sûr, pour évaluer si cela sera un atout pour Emmanuel Macron… mais d'autres faisceaux sont convergents… comme la présence de John Kerry également aux côtés de Biden pour s’occuper du climat. John Kerry lui aussi familier de la France. Reste à savoir maintenant si l’administration démocrate saura ne pas tenir rigueur à Emmanuel Macron d’avoir fait une place de choix au prédécesseur de Joe Biden en en faisant l’invité d’honneur d’une édition des cérémonies du 14 juillet à Paris. Une opération de séduction pour tenter de faire bouger Donald Trump sur des dossiers aussi difficiles que l’Iran, l’Accord climatique ou les Gafa. Tentative restée sans succès. Et une volonté peut-être aussi de souligner un certain alignement de la France avec les USA… On se souvient de la prise de position de Paris prise dans la foulée de celle de Washington en soutien à Juan Guaido au Venezuela. Pour ne citer que ces deux exemples. La prise de fonction de Joe Biden, le 20 janvier 2021, nous fournit l’occasion de nous pencher sur la diplomatie d’Emmanuel Macron. Que sait-on de la façon dont le président français approchera le nouveau président américain ? Emmanuel Macron a-t-il une doctrine, un principe qui guide sa politique étrangère ? A-t-il cherché à être différent de ses prédécesseurs ? A-t-il réussi ? Qu’est-ce qui fait la particularité de la diplomatie macronienne ?  - Bertrand Badie, professeur de Relations internationales à Sciences Po. « Inter-socialités. Le monde n'est plus géopolitique », aux éditions du CNRS.  - Marc Endeweld, journaliste à La Tribune et collaborateur du Monde diplomatique. « Emmanuel Macron, le grand manipulateur ? », éditions Points.
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Les derniers podcasts de la RTBF.be
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Parlons Business - Ce que peut faire l’employeur pour réduire l’impact des embouteillages sur ses collaborateurs
En Belgique, certaines grandes entreprises doivent mettre sur pied un plan de déplacements d’entreprise. Les autorités régionales, compétentes dans ce domaine, peuvent fournir un soutien administratif aux entreprises. La réalisation de ce plan permettra de réduire l’impact sur l’environnement du trafic généré par les déplacements des travailleurs. Le plan de déplacements d’entreprise permet d’étudier, de mettre en œuvre et d’évaluer les mesures destinées à rendre les déplacements des travailleurs plus efficaces et plus durables. Ce plan débouchera sur des mesures très concrètes, comme l’organisation de navettes d’entreprise ou encore l’adoption d’une politique de covoiturage. Il est aussi possible de proposer des vélos électriques d’entreprise ou encore de recourir au budget mobilité. Celui-ci permet aux bénéficiaires de voitures de société d’opter pour un véhicule moins polluant ou pour des modes de transport plus durables, tels que les transports en commun ou des voitures partagées, par exemple. Compte tenu des objectifs de réduction des émissions polluantes, les entreprises n’ont plus vraiment le choix : elles doivent se consacrer sérieusement à une stratégie de mobilité durable de leur personnel. La bonne nouvelle est que cette mobilité plus durable aura des avantages à la fois pour l’entreprise, pour le travailleur et pour la collectivité, comme nous le verrons dès demain.
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La Première
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Parlons Business - Ce que peut faire l’employeur pour réduire l’impact des embouteillages sur ses collaborateurs - 20/01/2021
En Belgique, certaines grandes entreprises doivent mettre sur pied un plan de déplacements d’entreprise. Les autorités régionales, compétentes dans ce domaine, peuvent fournir un soutien administratif aux entreprises. La réalisation de ce plan permettra de réduire l’impact sur l’environnement du trafic généré par les déplacements des travailleurs. Le plan de déplacements d’entreprise permet d’étudier, de mettre en œuvre et d’évaluer les mesures destinées à rendre les déplacements des travailleurs plus efficaces et plus durables. Ce plan débouchera sur des mesures très concrètes, comme l’organisation de navettes d’entreprise ou encore l’adoption d’une politique de covoiturage. Il est aussi possible de proposer des vélos électriques d’entreprise ou encore de recourir au budget mobilité. Celui-ci permet aux bénéficiaires de voitures de société d’opter pour un véhicule moins polluant ou pour des modes de transport plus durables, tels que les transports en commun ou des voitures partagées, par exemple. Compte tenu des objectifs de réduction des émissions polluantes, les entreprises n’ont plus vraiment le choix : elles doivent se consacrer sérieusement à une stratégie de mobilité durable de leur personnel. La bonne nouvelle est que cette mobilité plus durable aura des avantages à la fois pour l’entreprise, pour le travailleur et pour la collectivité, comme nous le verrons dès demain.
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COVID : LES MUTANTS S’INSTALLENT 19-01-21
COVID : LES MUTANTS S’INSTALLENT 19-01-21 _Invités_ PR CHRISTINE ROUZIOUX Professeure émérite de virologie Membre de l’Académie de médecine CAROLINE TOURBE Journaliste sciences et médecine - « Le Point » PR CHRISTIAN BRÉCHOT- En direct de Tampa (Floride) Virologue - Président du Global Virus Network PASCAL CRÉPEY – En direct de Rennes Épidémiologiste et chercheur - École des Hautes Études en Santé Publique de Rennes Près de 480 000 personnes ont été vaccinées hier soir en France et cela va s’accélérer. 2 millions de rendez-vous sont d’ores et déjà fixés a précisé ce matin le ministre de la Santé sur France Inter sur les 6 millions de Français qui peuvent prétendre à le faire. Si le vaccin AstraZeneca est validé le 29 janvier prochain par l’Agence européenne du médicament, 4 millions de personnes pourraient être vaccinées d’ici fin février. "Nous vaccinons à flux tendu" a expliqué Olivier Véran pour tenter d’endiguer la propagation de la Covid-19 et notamment des variants britanniques et sud-africain plus contagieux. "Près de 2000 cas du variant anglais" ont été détectés à ce jour dans le pays. "200 à 300 nouveaux cas par jour en seraient porteurs" actuellement. Ce variant est "très agressif et très contagieux", a averti le ministre. "Il peut devenir assez rapidement dominant" chez nous a-t-il ajouté. Face à la circulation de plus en plus active de ce variant britannique du coronavirus, les autorités sanitaires rappellent que les gestes barrières restent plus que jamais nécessaires. Avec en point d’orgue la question des masques : masques chirurgicaux, FFP2 ou en tissu ? Pour se protéger, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande désormais d'éviter certains masques en tissu moins filtrants et de privilégier le port d’un masque chirurgical ou en tissu réutilisable de catégorie 1 ( qui correspond à une filtration de 90 % des particules). Il encourage aussi à respecter une distance de sécurité de 2 mètres et non 1 mètre entre chaque personne. Dans les écoles, où les cas se multiplient, l’inquiétude grandit. Après la détection d'un cas du variant sud-africain dans le Val-de-Marne une vaste opération de dépistage est organisée depuis vendredi dans cinq établissements scolaires. Par ailleurs, "une trentaine d'écoles et une centaine de classes" sont actuellement fermées en France a expliqué le ministre de l’Education. "Cela risque d'augmenter un peu ces prochains jours", a prévenu Jean-Michel Blanquer , mais "on n'est pas dans une situation d'explosion de la contagion". A ce stade pas question donc de refermer les écoles. En Allemagne, en revanche, c’est une toute autre stratégie qui est adoptée et de nouvelles mesures restrictives devraient être annoncées dans la journée à l’issue d’une nouvelle réunion entre Angela Merkel et les dirigeants des 16 États régionaux. Parmi les arbitrages envisagés : une forte exhortation au télétravail, le prolongement de la fermeture des écoles et des commerces non alimentaires effective depuis mi-décembre qui s’ajoute à celle des restaurants, cafés, enceintes sportives et culturelles depuis deux mois. Les autorités semblent également décidées à imposer le port du masque FFP2 à tous dans les transports et les commerces, une mesure déjà mise en place en Bavière. Sur le qui-vive, Berlin s'inquiète tout particulièrement de l'importation des variantes du virus beaucoup plus contagieuses, apparues en Grande-Bretagne, en Afrique du Sud mais aussi au Brésil. Ce dernier est soupçonné d’être à l’origine de la nouvelle catastrophe qui frappe la ville de Manaus. Située au cœur de la forêt amazonienne, la ville était devenue lors de la première vague un symbole de la catastrophe sanitaire qui a fait plus de 210.000 morts au Brésil. Les images des fosses communes creusées à la va-vite avaient frappé l’opinion brésilienne. Une étude parue en septembre dans Science et mise à jour la semaine dernière estimait même que plus des trois quarts des habitants de la ville avaient déjà rencontré le virus en octobre. Ce qui aurait dû être suffisant pour atteindre une immunité de groupe, censée empêcher la circulation de la Covid-19. Pourtant depuis la semaine dernière le personnel soignant est totalement débordé et la pénurie d'oxygène, vital pour la respiration artificielle de patients gravement atteints, a causé la mort de dizaines de personnes. Alors que se passe-t-il à Manaus ? Variants identifiés au Brésil, en Angleterre ou en Afrique du Sud, que sait-on de ces mutations du virus responsable de la Covid-19 ? Pourquoi inquiètent-ils ? Peuvent-ils remettre en cause l'efficacité des vaccins ? Pourquoi la France est-elle en retard sur le séquençage du virus pour détecter les variants ? Enfin comment s’en protéger ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45 Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30 Format : 65 minutes Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine Productions : France Télévisions / Maximal Production Retrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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Comprendre le monde
Comprendre le monde
Pascal Boniface
Comprendre le monde S4#18 – "Le monde en 2021 selon Jean-Pierre Raffarin"
Que nous révèlent les évènements du Capitole ? Comment Joe Biden peut-il réconcilier les États-Unis avec eux-mêmes ? Quels changements peut-on attendre de la nouvelle administration américaine à l'égard des alliés ? Le chemin tracé vers la souveraineté européenne va-t-il s'arrêter net avec l'arrivée de Biden ? L'Allemagne va-t-elle suivre la France dans cette ambition de souveraineté européenne ? Quelle place pour l'Europe face au duel sino-américain ? Comment l'Europe doit-elle et peut-elle coopérer avec la Chine ? Comment cette coopération doit-elle se concrétiser en Afrique ? Autant de questions auxquelles Jean-Pierre Raffarin répond dans cet entretien et à travers lesquelles il expose sa vision du monde et des relations géostratégiques pour l'année qui s'ouvre et au-delà. Pour aller plus loin : 📚 • 50 idées reçues sur l'état du monde : https://bit.ly/2K8GWRn • RIS 120 : un duel Chine / États-Unis : https://bit.ly/3btRlSV • Atlas du monde global : https://bit.ly/3i7TR2u • Année stratégique 2021 : https://bit.ly/2XxWLUR 🎥 • De Make America Great Again à la tiers-mondisation des USA : https://bit.ly/3qh5iYE • L’Union européenne dans le monde après la pandémie de Covid-19 : les enjeux de la présidence allemande: https://bit.ly/3oI4lIh • Prospective géopolitique 2021: https://bit.ly/3nASIlf ➡️ Disponible sur Spotify, Deezer, Youtube, l'app Podcast, I-Tunes, iris-france.org, Mediapart et mon blog.
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