01 - Fins de la littérature (suite et fin)
Écouter • 1 h 3 min
Antoine Compagnon
Collège de France
Année 2019-2020
Chaire de Littérature moderne et contemporaine : Histoire, critique, théorie
Fins de la littérature (suite et fin)
Revue de presse française
Revue de presse française
RFI
Revue de presse française - À la Une: les frontières de retour en Europe pour contenir le coronavirus
« La France se barricade un peu plus pour enrayer la propagation du Covid-19 et de ses variants », formule Le Parisien, en référence au test PCR négatif de moins de soixante-douze heures avant son départ désormais exigé à tout voyageur en provenance d’autres pays de l’espace européen et voulant entrer sur le territoire français par avion ou par bateau (ce qui était déjà le cas depuis lundi pour les voyageurs en provenance de pays hors Union européenne).  L’Europe se claquemure, car les dispositifs de contrôles aux frontières s’y durcissent, comme en Allemagne, en Italie, en Irlande, aux Pays-Bas. Tous imposent désormais des contrôles de dépistage du virus à leurs frontières, avec à la clé, parfois, des périodes d’isolement, ressortissants de l’Union européenne compris.    Or la frontière est un « thème politique par excellence », souligne dans Le Figaro le politologue Jérôme Sainte-Marie, et ce thème est devenu « inévitable » pour Emmanuel Macron et ses opposants, pointe ce quotidien. Lequel y consacre « sa manchette » tout en ironisant sur ce « totem et tabou » qu’est la frontière. En France, « le mot « frontière » - quasi tabou - y est chargé de tous les préjugés négatifs, déplore ce quotidien. Le prononcer suffit à être classé dans le camp du mal, à susciter des haut-le-cœur insupportables ». Mais ça, c’était avant. « Tenant acharné de la libre circulation, (le pouvoir exécutif) ne voulait surtout pas se désavouer, donner raison à Marine Le Pen, s’exposer aux critiques les plus virulentes de la gauche. Dans notre pays, le dogmatisme passe avant le pragmatisme, le symbole, avant la nécessité, regrette Le Figaro. Finalement, jeudi soir, la digue a cédé. L’exception française n’est plus de mise. Emmanuel Macron a décidé d’imposer des contrôles aux frontières », se réjouit ce journal, car le président français met ainsi « ses actes en conformité avec sa promesse - protéger -, totem brandi à l’envi depuis le début de la crise ». Sébastien Lecornu, ses trous de mémoire  La macronie, justement. Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, qui en est l’une de ses figures montantes, est visé par une enquête judiciaire portant sur ses oublis ou omissions dans ses déclarations de fonctions à l’administration :  Il y a une dizaine de jours, Libération révélait que le Parquet national financier enquêtait sur les déclarations d’intérêts du ministre français des Outre-mer. Ce matin, ce même journal met au jour quelques exemples de « curieux oublis et approximations » dans ces déclarations légales et obligatoires que doit remplir et transmettre à l’administration tout élu de la République, afin d’attester l’absence de conflits d’intérêts dans ses fonctions.  Libération fait état de ce que ce quotidien appelle « le grand bazar des déclarations d’intérêts de l’étoile montante de la macronie » et signale que « l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales de la police judiciaire va réexaminer l’ensemble du dossier (de Sébastien Lecornu) détenu par la Haute autorité de la vie publique ». Car « il faut comparer ligne à ligne les documents déclaratifs tant le diable se niche dans les détails », souligne Libé.« Sébastien Lecornu, un CV plein de trous normands », formule Libération étant rappelée l’extraction normande de cet élu macroniste.  Exemple, parmi d’autres pointés par ce quotidien, « le fauteuil d’administrateur du Musée des impressionnismes de Giverny. Alors que le document rempli en septembre 2017 indique que Sébastien Lecornu aurait quitté le musée en mars 2017, ce n’est pas le cas. En réalité, il préside toujours aujourd’hui le conseil d’administration de l’établissement ».  L’entreprise Netflix ne connaît pas la crise  La presse française, enfin, se penche ce matin sur une conséquence de la crise du coronavirus : le succès planétaire de la plateforme américaine de vidéo Netflix, avec notamment deux séries « qui cartonnent », Lupin et The Crown. La crise sanitaire « fait un bien fou à Netflix », souligne Le Parisien, exemple de Lupin à l’appui. Cette série française, avec Omar Sy dans le rôle d’Arsène Lupin, fait déjà le bonheur de la petite-fille de Maurice Leblanc, qui s’en réjouit ce matin dans Le Parisien, étant rappelé que c’est l’écrivain Maurice Leblanc qui a créé le personnage de ce gentlemen-cambrioleur d’Arsène Lupin.  Confinement ou couvre-feu offrant donc « la martingale » à la plate-forme américaine, les producteurs de Netflix sont parfois tout sauf gentlemen vis-à-vis de la reine d’Angleterre. Le Figaro rapporte ainsi qu’en Grande-Bretagne, de très respectueux sujets de Sa Majesté sont vivement choqués par la série The Crown, « miroir déformant de la monarchie britannique », froissée qu’elle est par la quatrième saison de cette série et des libertés synonymes d’audience qu’elle prend à des fins de scandale avec la réalité historique. Shocking !
5 min
C dans l'air
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France Télévisions
VARIANTS : UN RECONFINEMENT EN FÉVRIER ? 22-01-21
PHILIPPE AMOUYEL Épidémiologiste et professeur de santé publique – Université de Lille SOPHIE AURENCHE Journaliste au service reportages – « RTL » JEAN-PAUL HAMON – En duplex Médecin généraliste Président d’honneur de la Fédération des Médecins de France ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX – En duplex Professeure en maladies infectieuses - Hôpital Saint-Louis Le gouvernement entend attendre quelques jours pour "donner sa chance au couvre-feu" avancé depuis une semaine à 18 heures sur l’ensemble du territoire et en mesurer les effets. Mais le ministre de la Santé l’a redit hier soir sur TF1 : "nous pourrions être amenés à prendre des mesures plus dures, ça peut aller jusqu'à un confinement" si la situation empirait, notamment avec un développement du "variant anglais" du Covid-19, nettement plus contagieux. Le Royaume-Uni, où cette mutation du virus a été repérée en premier, connaît actuellement de grosses difficultés au sein de ses hôpitaux, qui ont enregistré, mercredi, 1 820 décès supplémentaires dus au Covid-19. D’autres variants, notamment sud-africain et brésilien, inquiètent également de nombreux médecins et scientifiques qui depuis plusieurs jours jugent inéluctable un nouveau confinement général, pour prévenir leur progression alors que le nombre de contaminations augmente jour après jour dans le pays. Selon les dernières données de Santé publique France, 26 784 personnes ont été testées positives en France en 24 heures. Le nombre de patients hospitalisés continue lui aussi d'augmenter. Il s’élève désormais à 25 686 patients, dont 2 852 sont soignés en réanimation, et certains établissements se trouvent déjà sous "forte tension". C’est le cas de l’hôpital de Dieppe en Seine-Maritime où plus de 140 agents et 123 patients sont atteints par le Covid-19 depuis une dizaine de jours. "Préoccupante", la situation a entrainé la déprogrammation de "pas loin de 40 % de l'activité de chirurgie pour les patients non urgents" et le déclenchement de la réserve sanitaire régionale et nationale. Autre donnée particulièrement observée, celle des fermetures des établissements scolaires : 64 fermetures ont été décidées, soit trois fois plus en sept jours. Alors le couvre-feu sera-t-il suffisant ? Si de nombreuses rumeurs circulent désormais notamment sur la date de mise en œuvre d’un troisième confinement, le ministre de la Santé s’est voulu prudent hier soir. En revanche, il s’est montré très optimiste sur la cadence de vaccination alors que la polémique enfle dans le pays. Olivier Véran a ainsi dit vouloir vacciner tous les Français avant la fin août. Il a même donné un chiffre : 70 millions de vaccinés, sur une population de 67.4 millions au 1er janvier 2021, selon l'Insee. Le ministre de la Santé a, par ailleurs, égrainé le calendrier prévu, mois par mois, des vaccinations en France, tout en martelant une condition : "Si la totalité des vaccins commandés sont validés par les autorités sanitaires européennes et mondiales". Une manière, peut-être, de prévenir toutes critiques dans le cas où ce planning ne serait pas respecté. Comme c’est déjà la cas actuellement puisque des centres de vaccination sont contraints de fermés par manque de doses de vaccins, les rendez-vous sont annulés et de nombreux élus sont très remontés, comme à Alès, Strasbourgs, Reims ou Lille. Alors un nouveau confinement est-il inéluctable ? Le dispositif Covisan, qu’est-ce que c’est ? Enfin pourquoi est-ce que ça coince déjà dans les centres de vaccination ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
1 h 4 min
Géopolitique, le débat
Géopolitique, le débat
RFI
Géopolitique, le débat - Politique étrangère de la France: y a-t-il une marque Macron?
Dans deux jours, Joe Biden prendra les rênes des USA et pour Paris, une nouvelle relation sera à construire avec Washington. Joe Biden aura, a ses côtés, un secrétaire d’État, Antony Blinken, familier de la France pour avoir passé quelques années de lycée à Paris. Trop tôt, bien sûr, pour évaluer si cela sera un atout pour Emmanuel Macron… mais d'autres faisceaux sont convergents… comme la présence de John Kerry également aux côtés de Biden pour s’occuper du climat. John Kerry lui aussi familier de la France. Reste à savoir maintenant si l’administration démocrate saura ne pas tenir rigueur à Emmanuel Macron d’avoir fait une place de choix au prédécesseur de Joe Biden en en faisant l’invité d’honneur d’une édition des cérémonies du 14 juillet à Paris. Une opération de séduction pour tenter de faire bouger Donald Trump sur des dossiers aussi difficiles que l’Iran, l’Accord climatique ou les Gafa. Tentative restée sans succès. Et une volonté peut-être aussi de souligner un certain alignement de la France avec les USA… On se souvient de la prise de position de Paris prise dans la foulée de celle de Washington en soutien à Juan Guaido au Venezuela. Pour ne citer que ces deux exemples. La prise de fonction de Joe Biden, le 20 janvier 2021, nous fournit l’occasion de nous pencher sur la diplomatie d’Emmanuel Macron. Que sait-on de la façon dont le président français approchera le nouveau président américain ? Emmanuel Macron a-t-il une doctrine, un principe qui guide sa politique étrangère ? A-t-il cherché à être différent de ses prédécesseurs ? A-t-il réussi ? Qu’est-ce qui fait la particularité de la diplomatie macronienne ?  - Bertrand Badie, professeur de Relations internationales à Sciences Po. « Inter-socialités. Le monde n'est plus géopolitique », aux éditions du CNRS.  - Marc Endeweld, journaliste à La Tribune et collaborateur du Monde diplomatique. « Emmanuel Macron, le grand manipulateur ? », éditions Points.
50 min
La suite de l'Histoire, l'intégrale
La suite de l'Histoire, l'intégrale
RCF
Vauban, le roi de la forteresse
La carrière du chevalier Sébastien Le Prestre de Vauban ne saurait se résumer à ses oeuvres architecturales magistrales. Il fut également avant tout militaire mais également urbaniste, ingénieur, hydraulicien et essayiste au service de Louis XIV. Philippe Ménager, guide conférencier et auteur, revient sur la vie riche de cet homme aux multiples facettes dans son livre "Vauban, constructeur de génie" publié aux éditions Christine Bonneton.   Le plus pauvre gentilhomme du royaume   Vauban né dans une famille de petite noblesse désargentée, "il se présentait comme le plus pauvre gentilhomme du royaume" raconte Philippe Ménager. Après une enfance passée dans le Morvan, il s'engage dans l'armée comme petite main, d'abord au service du prince du Condé puis du roi de France. Il devient rapidement ingénieur, une formation complexe mais peu onéreuse qui, avec ses petits moyens, permettra à Vauban de monter en grade plus rapidement.     Un ingénieur en première ligne   Pour faire face aux conflits septentrionaux qui menacent la France au XVIIème siècle, le roi recrute des ingénieurs pour améliorer la défense du royaume, Vauban fait partie de ceux-là. En plus de dessiner et de construire les fortifications qui feront sa renommée quelques années plus tard, Vauban est en première ligne dans les combats. "L'ingénieur lorsqu'il est chargé de prendre une place est au premier rang c'est lui qui va donner l'ordre de poser le baril de poudre là [...] il est blessé à maintes reprises" précise Philippe Ménager.   Un génie héritier et précurseur   Vauban n'est pas l'inventeur des "fortifications bastionnées", ces remparts en forme d'étoile, comme on l'a souvent dit. En revanche, il a repensé et modernisé des mécanismes de fortifications qui ont rendu la stratégie de défense française extrêmement efficace. Fossés, demi-lunes, murs, Sébastien Vauban va miser sur la multiplication des obstacles pour protéger le plus longtemps possible la place forte des assaillants. Certaines des oeuvres de Vauban sont aujourd'hui classées au patrimoine mondial de l'humanité, comma la porte des Campani à Saint Martin de Ré ou la citadelle de Briançon. "Vauban a construit des places fortes qui demeurent aujourd'hui et qui représentent un intérêt patrimonial remarquable parce qu'elles sont la quintessence d'une science militaire au grand siècle" conclut Philippe Ménager, spécialiste de Vauban et invité de l'émission.   Vue aerienne de Saint-martin-de-Re   DR
58 min
Le monde devant soi
Le monde devant soi
Slate.fr
Joe Biden président: ce que ça va changer pour les États-Unis et le reste du monde
Ce mercredi 20 janvier 2021, Donald Trump a fait ses adieux à la Maison-Blache et Joe Biden a pris ses fonctions de président des États-Unis. Le tout sans heurt et sans public, en raison des restrictions dues à l'épidémie de Covid-19. Le soir même de son investiture, Joe Biden s'est empressé de signer dix-sept décrets. Ils concernent, entre autres, l'immigration avec l'arrêt de la construction du mur à la frontière mexicaine et la fin du «Muslim travel ban» interdisant l'entrée sur le territoire aux étrangers en provenance de pays musulmans, ou encore le retour des États-Unis dans l'accord de Paris sur le climat. Biden veut aller vite pour réparer l'Amérique, comme nous vous l'expliquons dans notre autre podcast, New Deal, qui remplace désormais Trump 2020. Joe Biden n'est pas le seul à avoir pris ses fonctions mercredi. Il a avec lui l'ensemble de son cabinet: Kamala Harris, bien sûr, en tant que vice-présidente, mais aussi le francophile Anthony Blinken au secrétariat d'État, Lloyd Austin, premier Afro-Américain à la Défense, Merrick Garland à la Justice, Janet Yellen au Trésor. Beaucoup ont salué la diversité et la représentativité de ce cabinet: des hommes, des femmes, des minorités. Ce gouvernement est-il capable de réconcilier l'Amérique? Est-il composé de façon à satisfaire l'électorat démocrate? Que pensent les chefs d'État étrangers de l'entrée en fonction de Joe Biden à la tête de la première puissance économique mondiale? De son côté, privé du soutien de Donald Trump, le président turc Erdoğan tente de se rapprocher de l'Union européenne. Dans quel but? Et comment cela va-t-il influer sur la géopolitique méditerranéenne? Réponses dans Le Monde devant soi, le podcast hebdomadaire d'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, et Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales. Si vous aimez Le Monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux. Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook. Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner Réalisation et montage: Aurélie Rodrigues
29 min
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