Le Collimateur
Le Collimateur
Oct 27, 2020
D'Ouvéa au Scorpion : entretien avec le général Destremau, directeur de l'IHEDN
1 hr 22 min
Le Collimateur a cette semaine le plaisir de réaliser un long entretien avec le Général de corps d’armée Destremau, directeur de l’enseignement militaire supérieur (DEMS) et de l’Institut des Hautes études en défense nationale (IHEDN), pour évoquer sa carrière et ses fonctions actuelles.

Avec Alexandre Jubelin, celui-ci évoque les raisons de son engagement militaire (2:00), le choix des blindés de marine (9:00), puis ses souvenirs de la prise d’otage d’Ouvéa en 1988, où il est capturé pendant 9 jours (13:00).
Il évoque ensuite ses engagements dans les Balkans pendant les années 1990 (28:00) puis en côte d’Ivoire (34:00), puis son rôle  dans la  mise en place du programme Scorpion (48:30).
Ils discutent enfin de ses fonctions actuelles à la tête de l’enseignement militaire supérieur, notamment du double public, civil et militaire, de celui-ci (59:30), puis de la fonction de l’IHEDN et de ses évolutions (1:03:00), de sa philosophie de sélection (1:11:00).

Extraits audio :

- Klaus Badelt, « Rebellion », bande originale de « L’ordre et la morale » (2011)

- Côte d’Ivoire collectif 1+1, « On est fatigué », chanson zouglou ivoirienne contemporaine de la crise politique de 2004.

- Steve Earle, « Satellite Radio », sur l’album « Washington Square Serenade », 2007
Reportage international
Reportage international
RFI
Reportage international - Les premiers vaccins contre le Covid-19 difficiles à déployer en Inde
Deux équipes de laboratoires occidentaux, Pfizer-BioNtech et Moderna, ont jusqu’à présent déclaré qu’ils avaient réussi à développer des vaccins contre le Covid-19, efficaces à plus de 90%. Cela a énormément réjoui les gouvernements occidentaux, mais a été reçu de manière beaucoup plus froide en Inde, deuxième pays le plus touché par la pandémie. Car ces vaccins ne sont tout simplement pas adaptés aux pays du Sud. Le vaccin de Pfizer & BionTech serait efficace à 95% contre le Covid-19. Le problème, c’est qu’avant d’être administré, il doit être gardé à -70°C, ce qui est impossible à faire dans un pays comme l’Inde qui a déjà du mal à assurer une chaîne du froid pour ses aliments ordinaires. Celui développé par Moderna doit être conservé à -20°C, ce qui est difficile mais a déjà été réalisé pour le vaccin de la polio. Cependant, c’est le prix de ces deux vaccins qui devrait les rendre inabordables pour les indiens, estime Gangadeep Kang, professeure de micro biologie à l’institut médical de Vellore, et membre du comité de l’OMS sur la sûreté des vaccins :« Ces vaccins coûtent plusieurs dizaines d’euros par dose de vaccins. Ils sont donc bien, bien, bien plus chers que tous ceux que nous avons déjà utilisés dans nos programmes de vaccination. » L’Inde compte davantage sur le vaccin développé par la compagnie britannique Astra-Zénéca et l’université d’Oxford, dont plus de 40 millions de doses ont déjà été produites en Inde par l’entreprise Serum Institute of India. Son avantage est qu'il peut être gardé à une température de 2 à 8°C. Professeure Gangadeep Kang : « Tous les vaccins que nous utilisons, en dehors de celui contre la polio, sont stockés à cette température de 2 a 8°C, qui est celle d’un réfrigérateur normal. Ce vaccin nous permettra donc d’utiliser notre chaîne du froid actuelle, et d’emprunter celle du secteur privé. C’est essentiel car nous avons la capacité de stocker 600 millions de doses par an, mais ces espaces sont surtout utilisés pour les vaccins ordinaires. Nous aurons donc besoin de nouveaux espaces de réfrigération pour les vaccins du Covid-19. » Ce vaccin, appelé Covishield, requiert comme les autres deux doses par personne pour une immunisation complète. Il sera plus abordable, à environ 4 euros par dose, et surtout, il devrait être distribué dans les pays africains. C’est l’engagement du PDG de Serum Institute of India, Adar Poonawallah, que nous avons interrogé récemment : « Astra-Zeneca veut que nous produisions un milliard de doses en un an et nous espérons pouvoir le faire. Et cela couvre l’approvisionnement de vaccins à l’Inde et aux pays membres de l’organisation internationale du Gavi, ce qui couvre entre autres l’Afrique. » Les essais cliniques viennent de se terminer, et ce vaccin serait efficace à 70 % en moyenne. Si tout se passe bien, le Covishield pourrait être distribué en Inde lors du premier trimestre 2021.
3 min
Le monde devant soi
Le monde devant soi
Slate.fr
Même en Europe, l'État de droit reste un concept fragile
En 2020, l'Union européenne a su par deux fois surmonter ses désaccords historiques: pour boucler un budget disputé entre pays «frugaux» et pays «gourmands», et pour signer un plan de relance de 750 milliards d'euros afin d'aider une économie bien mal en point en raison de la crise sanitaire. Tout se déroulait à merveille avant que deux pays membres sèment le trouble: la Hongrie de Viktor Orban et la Pologne de Mateusz Morawiecki ont ainsi bloqué le plan de relance et budget au prétexte que le versement de fonds communautaires est désormais conditionné au respect de l'État de droit. Pourquoi cette règle agace-t-elle les deux pays? Budapest et Varsovie sont-elles vraiment en position de force? Et la France, qui se pose en garante de l'État de droit, ne doit-elle pas faire son examen de conscience à l'heure où son gouvernement cherche à limiter la liberté de la presse et à imposer un projet de loi très critiqué sur le «séparatisme»? Réponses dans Le Monde devant soi un podcast hebdomadaire sur l'actualité internationale présenté par Christophe Carron, avec Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr, Alain Frachon, éditorialiste au Monde spécialisé dans les questions internationales. Si vous aimez Le Monde devant soi, pensez à l'exprimer en nous donnant la note maximale sur iTunes et ailleurs, en en parlant autour de vous et en laissant vos commentaires sur les réseaux sociaux. Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook. Musique: «Believer (Saeptem LMDS MiniEdit)», Silent Partner
24 min
Sismique
Sismique
Julien Devaureix
Surveillance: le cas chinois - Séverine Arsène
La surveillance en Chine et quelles leçons en tirer ? Séverine Arsène est politologue et sinologue, chercheuse associée au médialab de Science Po et enseignante à la Chinese University de Hong Kong. Ses recherches portent sur la stratégie numérique de la Chine. Elle explore actuellement le fameux système de Crédit Social mis en place de manières diverses à travers des localités et administrations chinoises. La « surveillance » est un terme d’actualité, en particulier en France où la « loi sur la sécurité globale » a fait récemment couler beaucoup d’encre. Tous les États ont besoin de connaître leur population et les outils déployés pour identifier les citoyens, pour surveiller les allées et venues ou encore pour anticiper et gérer les risques sécuritaires. Mais à mesure que les outils de surveillance se sont perfectionnés et alors que la rhétorique sécuritaire revient sur le devant de la scène un peu partout dans le monde, il me semble intéressant de regarder de plus près ce qui se passe en Chine, pays qui a pris un peu d’avance sur tout le monde sur cette idée de contrôle de sa population. 3’ - A quoi sert la surveillance ? 8’ - Évolution de la surveillance en Chine 16' - Comment fonctionne la surveillance ? 22’ - Surveillance sur internet 29’ - Les objectifs de la surveillance 37' - Le système de crédit social  50’ - Notre peur de la surveillance  56’ - Le cas des Ouïghours 1’01 - Être vigilants Interview enregistrée le 24 octobre 2020   Retrouvez les notes détaillées sur le site officiel : https://sismique.fr *** Sismique est un podcast indépendant créé et animé par Julien Devaureix. Pour aider le podcast à grandir, abonnez-vous sur le site, parlez-en autour de vous et prenez le temps de laisser un commentaire et une note sur votre appli préférée (et de préférence sur Apple podcast) Vous pouvez aussi me soutenir via un don sur Tipeee : https://fr.tipeee.com/sismiquepodcast   See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
1 hr 6 min
Trump 2020
Trump 2020
Slate.fr
Comment va se passer le dernier Thanksgiving de l'ère Trump?
Cette semaine, enfin un peu de calme et de silence en provenance des États-Unis, et ce pour deux raisons: d'une part, Trump a enfin accepté de lancer le processus de transition vers l'administration Biden, et puis surtout, c'est Thanksgiving. Ce troisième jeudi de novembre est férié pour commémorer un moment d'amitié, de partage et de reconnaissance intervenu entre les colons européens et les tribus indiennes à l'automne 1621. C'est donc une semaine de célébration familiale, une sorte de Noël avant l'heure, certes perturbée cette année par le Covid –beaucoup de gens ne pourront pas voyager. L'année dernière, nous vous avions parlé de la situation des Amérindiens dans les États-Unis de Trump. Cette semaine, au-delà de l'actu, nous allons revenir sur l'histoire de ces colons arrivés à bord du Mayflower, du premier Thanksgiving et de la place qu'a prise cet événement dans le roman national américain. Pour suivre l'actualité politique américaine, Slate.fr s'est associé à la newsletter «Time to Sign Off» (TTSO) et à l'Institut français des relations internationales (IFRI) pour proposer tous les mercredis le podcast Trump 2020, avec Laurence Nardon, chercheuse à l'IFRI et spécialiste des États-Unis, et Romain Dessal, fondateur de TTSO. Suivez-nous sur Instagram et Facebook. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez aussi le Slate Podcast Club sur Facebook. Générique: «Ghost City (Saeptem Trump Remix)», de Dmitriy Diomores
17 min
More episodes
Search
Clear search
Close search
Google apps
Main menu